Depuis plusieurs semaines, les marchés pétroliers étaient envahis par des rumeurs prêtant au major américain Chevron l’intention de se désengager du Nigeria. Face au risque que ces ragots faisaient peser sur son cours en Bourse, le management du groupe a fini par publier un démenti officiel. Mais l’on sait que Chevron est excédé par l’incapacité des autorités nigérianes à mettre fin au vol du brut par des bandes mafieuses et criminelles qui essaiment dans le pays.
Le géant pétrolier américain Chevron a contesté la rumeur qui circule depuis plusieurs mois et qui fait état de son projet de quitter définitivement le Nigeria où il est présent depuis plusieurs décennies. Dans une déclaration publiée jeudi 12 janvier, Esimaje Brikinn, responsable de la Politique, des Affaires gouvernementales et publiques de la filiale nigériane de Chevron, a indiqué que ces allégations sont fausses et sans rapport avec la stratégie de la société dans le pays. « Chevron Nigeria Limited reste déterminé à maintenir les relations existantes, mutuellement bénéfiques et à long terme, avec le Nigeria et les autres parties prenantes, comme le démontrent nos importants investissements économiques et sociaux au Nigeria au cours des six dernières décennies », a déclaré Brikinn.
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La compagnie, souligne-t-il, compte continuer d’engager le gouvernement fédéral nigérian « sur les politiques et les opportunités », permettant d’assurer la compétitivité à moyen et long terme, de l’industrie pétrolière locale sur le marché énergétique mondial.
Notons qu’en 2022, deux autres majors pétroliers, Shell et ExxonMobil avaient décidé de réduire leur voilure au Nigeria en raison de la recrudescence des actes de vandalisme sur les installations et le vol de brut qui pénalisent leur business et menacent la sécurité de leurs employés.
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