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Nigeria/Télécoms : La taxe de la discorde

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Malgré l’intense lobbying des opérateurs et leurs mises en garde répétées, le gouvernement fédéral nigérian maintient son projet d’instituer une taxe de 5 % sur les services de télécommunications, y compris les appels, les SMS et les services de données.

Comme un peu partout en Afrique subsaharienne (Cameroun, RD Congo, Tchad, etc.), Abuja a succombé à la tentation de facilité qui consiste à surtaxer les secteurs les plus dynamiques de l’économie à la moindre tension budgétaire.

Selon le schéma envisagé dans le projet de loi de finances, cette taxe sera collectée auprès des abonnés à la téléphonie mobile et reversée aux douanes nigérianes. Le reversement au Trésor (par les opérateurs) devra s’effectuer sur une base mensuelle, au plus tard le 21 de chaque mois.

Le ministère des Finances et de la Planification espère encaisser au moins 151 milliards de nairas, soit 361 millions de dollars au cours de la première année d’application de cet impôt.

Ce nouveau prélèvement de 5% vient se greffer à un chapelet de 39 taxes déjà payées par les opérateurs de télécommunications au Nigeria. À cela s’ajoute un environnement d’affaires compliqué. Lorsqu’en mai dernier, les opérateurs ont proposé une augmentation de 40 % des tarifs en réponse à la hausse des coûts d’exploitation, le gouvernement fédéral s’y est opposé catégoriquement.

Pour les abonnés, la nouvelle taxe de 5 % viendra s’ajouter à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 7,5 % payée au gouvernement fédéral. Ce qui fera un total de 12,5 %. 

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