Les ambitions internationales de Macky Sall viennent de subir un sérieux coup d’arrêt. Les États membres de l’Union africaine (UA), une vingtaine sur cinquante quatre dont les noms n’ont pas été communiqués, ont refusé d’apporter leur soutien à sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies, selon une note verbale confirmée vendredi 27 mars par le porte-parole de la Commission de l’organisation panafricaine
Soumis selon la procédure dite d’«approbation tacite,» le projet de soutien à l’ancien chef d’État sénégalais n’a pas passé l’épreuve du consensus.
Une minorité de blocage décisive
Sur les 54 pays membres de l’UA, 20 se sont opposés à cette candidature – un seuil suffisant pour faire échouer l’initiative.
Dans ces conditions, la règle est claire : toute opposition dépassant un tiers des membres empêche l’adoption du texte. Résultat, la décision n’a pas été validée. L’organisation acte ainsi officiellement l’absence de soutien continental à Macky Sall pour briguer la tête de l’ONU.
Une candidature portée par le Burundi
L’initiative avait pourtant été lancée par le Burundi, dont le président Évariste Ndayishimiye assure actuellement la présidence tournante de l’Union africaine. Mais ce parrainage n’aura pas suffi à fédérer les États membres autour de cette candidature.
Une course mondiale déjà bien engagée
La bataille pour la succession du Portugai António Guterres, dont le mandat s’achèvera fin 2026, est déjà lancée. Le futur Secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.
Si chaque candidat doit être officiellement présenté par un ou plusieurs États, la compétition s’inscrit aussi dans une logique géopolitique. Cette fois, l’Amérique latine revendique le poste, dans le cadre d’une rotation régionale informelle. Par ailleurs, de plus en plus de voix appellent à la nomination d’une femme pour diriger l’institution pour la première fois.
Des profils déjà en lice
Plusieurs personnalités internationales se sont déjà positionnées pour succéder à António Guterres. Parmi elles figurent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, l’ex-vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan ou encore la diplomate argentine Virginia Gamba.
Dans ce contexte très concurrentiel, l’absence de soutien de l’Union africaine fragilise considérablement les chances de Macky Sall sur la scène internationale.





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