Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé en grande pompe, dans un communiqué publié mercredi 30 août, avoir approuvé le déploiement d’un contingent militaire au Niger, où la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a menacé d’intervenir militairement pour déloger la junte qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum.
«Sans être belliciste, il faut dire que cet engagement se fait pour prévenir et mener au mieux notre lutte contre le terrorisme et répondre aux aspirations profondes des masses populaires burkinabè», a justifié le ministre de la Défense burkinabè, le colonel-major Kassoum Coulibaly. «Ce qui touche à la sécurité du Niger affecte fondamentalement la sécurité du Burkina Faso», a-t-il ajouté.
Le chef de la junte au pouvoir au Niger, le général Abdourahamane Tchiani, avait autorisé, le 24 août, le Mali et le Burkina Faso à envoyer leurs troupes sur le territoire nigérien «en cas d’agression.»
Le général Tchiani a également accusé la Cédéao de préparer une attaque contre le Niger, avec l’appui d’une armée étrangère, dont il n’a pas dévoilé le nom. «Si une attaque devait se préparer contre nous, ce ne serait pas la promenade de santé à laquelle certains semblent croire», avait-il prévenu.
La Cédéao, qui a pris de lourdes sanctions économiques contre le Niger après le coup d’Etat perpétré le 26 juillet dernier, menace d’utiliser la force si la junte ne procède pas au rétablissement du président Bazoum dans ses fonctions, sans préciser le calendrier ou les détails d’une éventuelle intervention militaire. L’organisation sous-régionale dit privilégier toujours l’option diplomatique.





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