Le gouvernement a levé le voile sur son ambitieux «Plan national de croissance et de développement(PNCD)» 2026-2030, chiffré à date, à 4.536 milliards FCFA (6,91 millards euros) répartis sur un portefeuille de 293 projets structurants qui seront mis en œuvre en cinq ans. Ce plan se veut le nouveau cadre de référence de l’action publique, avec l’objectif affiché d’accélérer la transformation du pays tout en résorbant les faiblesses structurelles de l’économie.
Plusieurs secteurs prioritaires concentrent l’essentiel des investissements, en tête desquels des projets liés à la production de l’électricité, à l’alimentation en eau potable et à la modernisation des réseaux. Les infrastructures de transport et logistiques occupent également une place centrale, notamment les liaisons routières interrégionales, les plateformes portuaires et les équipements aéroportuaires, considérés comme des leviers indispensables à la compétitivité. Le Plan met aussi l’accent sur les secteurs productifs, en particulier les mines, la transformation du bois, l’agriculture industrielle et les zones économiques spéciales, dans une logique de création de valeur locale. A cela s’ajoutent des projets transversaux liés à la transformation numérique des services publics et de l’administration, la santé, l’éducation et l’employabilité des jeunes dans un pays où le chômage des «15-24 ans» bat tous les records, à plus de 40%, selon les données officielles.
Pour financer sa «stratégie de croissance et de transformation,» le gouvernement doit aller chercher des ressources dans un contexte où les caisses du Trésor sont sous tension et les réserves de change sont au plus bas. Selon le montage financier présenté par les autorités, 2.045 milliards FCFA viendront du budget, 1.276 milliards de financements extérieurs, et 1.197 milliards FCFA de partenariats public-privé. Reste à concrétiser ces belles projections Powerpoint car il n’est pas du tout certain que les créanciers internationaux se précipitent sur le papier du Trésor gabonais alors que tous les indices, dont la dégradation de la note souveraine par les agences de notation et l’accumulation des impayés auprès des fournisseurs, laissent penser que ce sera une équation très complexe à résoudre.





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