Réélu avec près de 78 % des suffrages, Pr. Faustin-Archange Touadéra a prêté serment ce lundi 30 mars 2026 à Bangui. Entre faste diplomatique et ferveur populaire, le chef de l’État lance un mandat charnière placé sous le signe de la reconstruction économique et de la valorisation des ressources nationales
Dans l’enceinte bouillonnante du complexe sportif Barthélémy-Boganda, devant une marée humaine de 20 000 sympathisants, le décor était celui d’une rupture historique. En prêtant serment sur la Bible, le Professeur Faustin-Archange Touadéra n’a pas seulement entamé un nouveau mandat. Il a officiellement scellé l’acte de naissance de la VIIe République centrafricaine. Entouré de ses pairs comme le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, le Comorien Azali Assoumani, ou encore le Burundais Évariste Ndayishimiye qui est également le président en exercice de l’Union africaine, le président a tracé la feuille de route d’une nation en quête de stabilité durable où l’économie s’impose comme le nouveau front de bataille.
Le cap de la souveraineté économique
Élu avec 77,90 % des voix, Faustin-Archange Touadéra ne se contente plus de la gestion de crise. Pour l’inauguration de cette VIIe République, le président centrafricain a martelé sa volonté de transformer les ressources naturelles en leviers de croissance. Son serment, prêté sur la Bible, a rapidement laissé place à des engagements pragmatiques : la valorisation des richesses du sous-sol et la protection de l’environnement comme piliers d’un nouveau modèle de développement.
Le grand chantier des infrastructures et de l’emploi
Le programme septennal mise sur une accélération des investissements structurants. Routes, chemins de fer et accès à l’énergie constituent l’ossature de ce projet de société. L’objectif est double : désenclaver le pays pour favoriser les échanges régionaux et stimuler une économie de production. «Notre priorité sera de renforcer notre économie et de proscrire la corruption,» a affirmé le chef de l’État, liant ainsi l’assainissement des finances publiques à l’attractivité du pays.
L’attente citoyenne : du stade aux champs
Les cœurs conquis dans les urnes, il va sans dire que c’est sur le terrain social que le Professeur Touadéra est attendu. Pour les Centrafricains, la réussite de ce mandat se mesurera à l’aune de l’autosuffisance alimentaire et de la création d’emplois pour la jeunesse. L’accent mis sur l’agriculture et l’élevage n’est plus une option mais une nécessité pour une population qui aspire à voir les dividendes de la paix se traduire par une amélioration concrète du pouvoir d’achat. Le défi est désormais lancé : transformer les promesses de l’investiture en une prospérité partagée.





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