Le gouvernement gabonais a officiellement demandé un programme au Fonds monétaire international (FMI), a révélé ce mercredi 11 mars un porte-parole du Fonds à l’agence Reuters, une démarche qui pourrait contribuer à stabiliser les finances de ce pays en proie aux difficultés budgétaires
Une mission du FMI a conclu vendredi dernier une visite de dix jours à Libreville, sa première depuis que le gouvernement a annoncé vouloir obtenir un prêt du Fonds après avoir envisagé cette possibilité pendant plus d’un an.
Les investisseurs et les agences de notation financière considèrent un programme du FMI comme crucial, mais les inquiétudes concernant la transparence de la dette et la volonté du gouvernement de mener à bien des réformes difficiles ont engendré du scepticisme.
Un porte-parole du Fonds a déclaré que son équipe avait discuté des priorités politiques et des plans de réforme du gouvernement gabonais.
Les discussions ont mis en lumière les avantages potentiels des réformes en cours, soulignant l’importance cruciale de garantir des politiques fiscales et financières prudentes pour préserver la stabilité macroéconomique au Gabon et dans la région. «Au cours de cette mission, les autorités ont officiellement demandé un accord avec le FMI. Les discussions avec les autorités se poursuivront dans les semaines à venir, notamment lors des prochaines réunions de printemps du FMI.»
La demande de prêt du Gabon auprès du FMI, condition préalable au déblocage des capitaux des investisseurs et d’autres financements internationaux, pourrait contribuer à stabiliser les finances de ce pays pétrolier de 2,5 millions d’habitants, la deuxième économie, après le Cameroun, de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).





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