En proie à une vague de grèves et de mécontentement populaire, le gouvernement gabonais a suspendu plusieurs plateformes de médias sociaux, invoquant «des craintes que les publications puissent nuire à la cohésion sociale et menacer la stabilité des institutions et la sécurité nationale,» indique l’Autorité de régulation des médias dans un communiqué publié ce mercredi 18 février
Dans la foulée, la Haute Autorité des Communications a ordonné leur suspension immédiate, sans préciser quelles plateformes étaient ciblées. Mais le groupe de surveillance d’Internet NetBlocks a relevé que l’accès à YouTube et TikTok est désormais restreint dans le pays. Un témoin interrogé par l’agence Reuters a indiqué que Facebook, Instagram et X restaient toujours accessibles ce mercredi après-midi.
Le petit commerce informel à Libreville ressent déjà les premiers effets de cette censure déguisée des réseaux sociaux. «Cette suspension revient à paralyser une part importante de l’activité économique et sociale du pays, dans un contexte déjà marqué par le chômage et le coût de la vie,» affirme Nicaise Moulombi, militant de la «société civile.» Les réseaux sociaux ne sont plus de simples outils de divertissement, ils sont devenus des instruments de travail, d’expression citoyenne, de commerce, d’innovation et même de mobilisation démocratique, poursuit Moulombi.
Le chef de l’Etat gabonais, Brice Oligui Nguema, a été élu en avril 2025 après avoir mené un putsch en août 2023 qui a mis fin à plus d’un demi-siècle de règne de la dynastie Bongo. Son gouvernement est aujourd’hui confronté à des difficultés économiques et une crise sociale qui ont poussé plusieurs corps de métier à la grève.
Ce pays pétrolier de 2,5 millions d’habitants est aux prises avec une dette importante, et à une grave crise de liquidités alors qu’une incertitude plane sur l’ouverture des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI). La Banque mondiale a averti que malgré la récente transition politique et la dynamique des réformes, la situation budgétaire reste fragile.
Dans son analyse du risque pays publiée hier mardi 17 février, le groupe d’assurance-crédit Coface brossait un tableau pas très rassurant : le Gabon est dans la catégorie à risque élevé en plus d’un climat des affaires noté D, soit parmi les mauvais élèves du Continent.
Ses points forts se trouvent dans ses ressources abondantes (pétrole, manganèse, bois) et un potentiel minier sous-exploité (fer, or, uranium, diamant, cuivre, zinc, terres rares).





Gabon![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-450x221.jpg)

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