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Les prix des produits alimentaires continuent d'être le principal moteur de la baisse de l'inflation tandis que les produits non alimentaires connaissent encore de légères augmentations. Les prix de l'essence avaient augmenté de 3,1 % entre février et mars, reflétant l'impact du conflit au Moyen-Orient sur les prix mondiaux de l'énergie.

L'indice des prix à la consommation (IPC) a ralenti pour le quinzième mois consécutif au mois de mars, passant à 3,2 % en glissement annuel contre 3,3% en février, indique l’institut de la Statistique. «Il s'agit du taux d'inflation le plus bas que nous ayons enregistré depuis la révision de l'IPC en 2021, cela témoigne d'une évolution constante et soutenue vers la stabilité,» a déclaré à la presse, le Directeur général de l’Institut de la Statistique, Alhassan Iddrisu.

Entre rigueur budgétaire et réformes institutionnelles, le Ghana mise sur la «dignité économique» pour ne plus avoir à tendre la main. Historiquement considéré comme l’un des élèves les plus assidus, mais aussi les plus récurrents, des programmes d’ajustement structurel, le pays d’Afrique de l’Ouest s’apprête à franchir une étape cruciale.

Après des années de tutelle financière, le Ghana rêve d’un futur sans le Fonds Monétaire International (FMI). En effet, sur le chemin de sa souveraineté, le pays de Kwame N'Krumah, l’un des pères des indépendances africaines, entend transformer la fin de son programme actuel en un divorce définitif avec les aides d’urgence de cette institution de Bretton Woods et ce, à travers la mise en place d’un conseil fiscal indépendant pour renforcer la discipline budgétaire et garantir la viabilité des finances publiques du pays

Le différend est né dans le sillage du défaut de paiement du Ghana en 2022 et de son programme d’assistance avec le FMI. Dans le cadre de sa restructuration de dette, Accra avait tenté d’inclure la créance d’Afreximbank, une option rejetée par la banque qui revendique un statut de créancier privilégié, à l’instar de ses consœurs multilatérales.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé avoir mis un terme à un litige financier avec le gouvernement ghanéen autour d’un prêt de 750 millions de dollars US. Si l’institution financière évoque une résolution «à la satisfaction des deux parties» dans son communiqué, elle reste muette sur les concessions qu’elle a consenties, sous forme de ristournes ou d’abandon de pénalités de retard.

Toutefois, l’activité a marqué un ralentissement (tout est relatif) par rapport aux 7 % enregistrés au cours de la même période l'an dernier, principalement en raison du secteur industriel qui n'a progressé que de 0,8 %, a déclaré à la presse, le patron de l’agence de la Statistique, Alhassan Iddrisu.

L'économie ghanéenne a progressé de 5,5 % en glissement annuel au troisième trimestre 2025, grâce à une amélioration des secteurs de l'agriculture et des services, a indiqué mercredi 10 décembre l'agence nationale de la Statistique.

Cette décision n’a rien d’un «cadeau» gouvernemental, elle était attendue tant les cours du cacao ont connu une embellie sans précédent sur le marché international depuis début 2025. Selon le ministre des Finances ghanéen, Cassiel Ato Forson, cité par notre confrère Ecofin, «cette revalorisation a pour objectif d’améliorer la situation financière des producteurs.» Elle devrait inciter les producteurs locaux à augmenter les volumes, et à se détourner des traders de la contrebande du cacao qui alimentent les réseaux guinéens, au point de faire du port de Conakry l’une des plus importantes plateformes d’expédition du cacao à l’export. Accra table en effet sur une augmentation de 8,33 % de la récolte de cacao, à 650.000 tonnes pour la campagne qui démarre.

Deuxième producteur mondial de cacao, le Ghana a décidé de revaloriser le prix plancher de la tonne de cacao «bord champ» (ndlr : départ ferme ou exploitation) pour la campagne principale 2025/2026 à 58.000 cedis, soit 4.628 dollars. Par kilo, les paysans et cultivateurs toucheront ainsi 4,6 dollars à partir de ce vendredi 3 octobre. Ce nouveau tarif de reprise marque une hausse de 12,27 % par rapport au prix minimum annoncé au début de la campagne en août dernier

Ces ressources vont alimenter un fonds de remboursement de la dette des opérateurs pétroliers et des sociétés d’électricité, des impayés accumulés par l’Etat en raison de retards de paiement, de subventions mal compensées et de déséquilibres tarifaires. La mesure, dont la mise en œuvre sera assurée par les distributeurs membres de la Chambre des compagnies de commercialisation de produits pétroliers (COMAC), avec l’appui du ministère des Finances, vise l'allègement des charges pesant sur le budget du Ghana.

Face à l’accumulation par le Trésor des arriérés auprès des sociétés pétrolières et d’électricité et aux risques que la dégradation de leur situation financière fait peser sur la sécurité de l’approvisionnement du pays, les autorités ont imaginé un montage «innovant» qui déroge au principe de l’unicité des caisses prévu dans le droit budgétaire. Ainsi, le gouvernement appliquera à partir du lundi 16 juin, une taxe de 1 cédi (environ 0,097 dollar) sur chaque litre de carburant vendu à la pompe, en vertu d’un accord entre les distributeurs de carburants et l’administration fiscale

Face à une dette devenue insoutenable (8,7 milliards de dollars à rembourser d’ici 2028) et une économie sous perfusion du FMI, le ministre des Finances ghanéen, Cassiel Ato Forson a dévoilé un budget de rigueur, mêlant coupes drastiques, suppressions d’impôts et réformes structurelles.

Élu en décembre sur la promesse d’un redressement économique, le Président John Mahama déroule une politique d’austérité que ne renierait pas son homologue argentin, Javier Milei, avec sa «tronçonneuse» devenue le symbole des politiques d’austérité