La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé avoir mis un terme à un litige financier avec le gouvernement ghanéen autour d’un prêt de 750 millions de dollars US. Si l’institution financière évoque une résolution «à la satisfaction des deux parties» dans son communiqué, elle reste muette sur les concessions qu’elle a consenties, sous forme de ristournes ou d’abandon de pénalités de retard.
Le différend est né dans le sillage du défaut de paiement du Ghana en 2022 et de son programme d’assistance avec le FMI. Dans le cadre de sa restructuration de dette, Accra avait tenté d’inclure la créance d’Afreximbank, une option rejetée par la banque qui revendique un statut de créancier privilégié, à l’instar de ses consœurs multilatérales.
Sur le papier, ce statut permet aux banques de développement d’être protégées contre les décotes lors des restructurations de la dette, au nom de leur rôle contracyclique et de leur mission de financement du développement. En pratique, cette protection repose plus sur une reconnaissance informelle par les Etats (débiteurs) et les marchés que sur un cadre juridique strict, ce qui en fait un point de tension récurrent avec les créanciers.
Pour certains analystes financiers, accepter une décote aurait fragilisé le modèle économique d’Afreximbank en envoyant un mauvais message au marché et en créant un précédent dangereux dans un contexte de multiplication des restructurations souveraines en Afrique (Zambie, Zimbabwe, Kenya).
Dans la foulée des tensions sur le dossier ghanéen, Afreximbank a en effet réussi plusieurs levées de fonds majeures sur les marchés asiatiques. La Banque du commerce extérieur africain a émis sa première obligation «panda» en Chine, en levant 2,2 milliards de renminbi (environ 303 millions de dollars) sur le marché obligataire interbancaire. Au Japon, elle a finalisé une deuxième émission d’obligations «samouraï,» pour un montant de plus de 80 milliards de yens (environ 527 millions de dollars US), avec un carnet d’ordres qui a attiré un large éventail d’investisseurs institutionnels.
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