Les réformes structurelles mises en œuvre par Accra pour assainir les finances publiques du pays et rééquilibrer les comptes extérieurs commencent à porter leurs fruits. C’est la conclusion à laquelle est arrivée l’agence de notation financière S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) qui a relevé ce week-end la note souveraine du Trésor ghanéen à «B-/B,» assortie de perspectives stables.
«Cette amélioration reflète le renforcement progressif de la balance des paiements et des finances publiques, soutenu par une croissance solide et des termes de l’échange favorables, notamment en ce qui concerne les prix de l’or et du cacao,» expliquent les analystes de Standard & Poor’s. L’agence de notation prévoit que les avoirs extérieurs bruts du Ghana atteindront 10,4 milliards de dollars US (9 % du PIB) fin 2025, contre 6,8 milliards de dollars l’année dernière.
Dès son installation en décembre 2024, le gouvernement a déployé des politiques visant à prévenir les dérapages budgétaires récurrents. A moyen terme, l’objectif est de dégager un excédent budgétaire primaire de 1,5 % du PIB (solde budgétaire hors service de la dette) et de ramener la dette à 45 % du PIB.
Accra a également marqué des points contre l’inflation, stabilisée en dessous de 10 %, contre plus de 20 % fin 2024. Cette désinflation a rejailli sur la valeur de la monnaie nationale, le cedi, qui s’est appréciée d’environ 30 % par rapport au dollar depuis le début de l’année 2025.
Le Ghana a par ailleurs réalisé des progrès dans la restructuration de sa dette suite au défaut de paiement de 2022. Il a ainsi finalisé avec succès des accords d’échange de sa dette publique en monnaie locale en 2023 ainsi que d’euro-obligations d’une valeur de 13,1 milliards de dollars en octobre 2024. Les autorités sont actuellement en négociations pour finaliser la restructuration de 5 milliards de dollars
L’économie ghanéenne affiche de solides performances cette année, souligne l’agence S&P Global Ratings qui a revu ses prévisions de croissance pour 2025 à 6 % contre 4,5 % en mai dernier. Au premier semestre, l’économie ghanéenne a enregistré une des plus fortes croissances du continent, à 6,3 % en glissement annuel.
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