Tous les articles qui parlent de Judith Suminwa Tuluka

Sur le plan budgétaire, l’agence Standard & Poor’s assure avoir anticipé que les réformes alignées sur le programme du FMI accroîtront les recettes publiques, les pressions sur les finances publiques se sont accentuées ces derniers mois, notamment en raison du conflit dans le Grand Kivu et la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Parmi les principales initiatives déjà mises en œuvre dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit figurent un nouveau système de facturation normalisée de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la suppression de diverses exonérations et subventions aux carburants.

L’agence S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a confirmé vendredi 24 juillet, la notation souveraine de la République démocratique du Congo (RDC) à long terme « B-» et à court terme «B», en monnaie locale et étrangère. Les perspectives restent positives. Ces perspectives positives reflètent « le potentiel des performances budgétaires et de la balance des paiements à dépasser nos prévisions au cours des six à douze prochains mois », souligne l’agence de notation financière.

Sur le plan budgétaire, l’agence Standard & Poor’s assure avoir anticipé que les réformes alignées sur le programme du FMI accroîtront les recettes publiques, les pressions sur les finances publiques se sont accentuées ces derniers mois, notamment en raison du conflit dans le Grand Kivu et la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Parmi les principales initiatives déjà mises en œuvre dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit figurent un nouveau système de facturation normalisée de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la suppression de diverses exonérations et subventions aux carburants.

La Cellule nationale des Renseignements financiers (CENAREF) a officiellement intégré le Groupe Egmont, un réseau international réunissant les cellules de renseignement financier de 170 pays. C’est un communiqué du ministère des Finances qui a annoncé l’adhésion de Kinshasa à  l’« Interpol» de lutte contre le blanchiment d’argent sale.

Selon le FMI, l’activité économique demeure résiliente avec une croissance du PIB réel supérieure à 5,5 % en 2025 et en 2026, portée par un dynamisme dans la construction, les services et l’agriculture, compensant largement un léger ralentissement du secteur extractif. Côté monétaire, le taux de change du franc congolais est resté stable depuis fin 2025, soutenu notamment par la réduction du déficit du compte courant grâce à la remontée des prix à l’exportation des minerais, même si ces gains ont été partiellement annulés par la flambée des cours du pétrole.

Dans le cadre de la consultation menée au titre du chapitre IV des statuts du Fonds monétaire international (FMI), une équipe d’experts de l’institution conduite par Calixte Ahokpossi a séjourné à Kinshasa du 23 avril au 6 mai, pour l’examen des programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) du FMI. Voici le résumé des discussions avec le gouvernement congolais et du constat dressé par l’équipe du Fonds au terme de sa mission. 

Voilà qui devrait rassurer les participants à la grande conférence nationale des infrastructures qui se tient ce jeudi 9 avril dans la capitale.

La République démocratique du Congo (RDC) a lancé ce jeudi 9 avril, sa première émission d’euro-obligations ciblant les investisseurs avec des titres de maturité de cinq et dix ans. Bien que le montant définitif n'ait pas encore été confirmé, Kinshasa avait indiqué en janvier dernier, vouloir lever dans un premier temps, 750 millions de dollars dans le cadre d'un programme d'euro-obligations de 1,5 milliard de dollars. Les fonds seront affectés au développement des infrastructures.

À une époque où la politique est souvent dominée par la recherche de visibilité, la communication et les rivalités de pouvoir, certaines personnalités publiques choisissent une autre voie : celle de la discrétion, du travail et du service. Nefertiti Ngudianza s’inscrit dans cette lignée de responsables pour qui l’engagement politique reste avant tout une mission au service de la collectivité.

En République démocratique du Congo, ces retards traduisent un déséquilibre plus profond entre richesse potentielle et capacité effective de gestion publique.

Dans un État moderne, la capacité de payer régulièrement les agents publics constitue l’un des indicateurs majeurs de crédibilité institutionnelle. Lorsqu’un pays accumule des retards dans le paiement des salaires des enseignants, militaires, agents administratifs ou personnels de santé, il ne s’agit pas simplement d’un problème de trésorerie ponctuel. Il s’agit d’un signal macroéconomique révélateur

Les autorités congolaises n’y sont pas allées du dos de la cuillère. Elles accusent le groupe télécoms sud-africain MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet sur le territoire national. Dans un communiqué daté du mercredi 11 février, l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications cite les villes de Goma et Rutshuru à l’est du pays, situées pas loin de la frontière avec le Rwanda où MTN est présent.

Le groupe des télécoms sud-africain n’opère pas en République démocratique du Congo, mais il est actif dans plusieurs pays frontaliers de la RDC dont le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie, le Soudan du Sud et le Congo-Brazzaville. Le chevauchement des frontières du signal de couverture des opérateurs télécoms empoisonne les relations entre les telcos et plusieurs Etats africains.

L’Émir du Qatar a achevé une visite de trois jours au Rwanda puis en République démocratique du Congo, dans un contexte où se poursuivent les discussions du Processus de Doha, cadre de négociation visant à stabiliser la région du Grand Kivu.

En trois jours, l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a enchaîné Kigali et Kinshasa, mêlant médiation politique et ancrage économique. Une séquence stratégique qui confirme l’ambition de Doha de devenir un acteur incontournable dans la stabilisation des Grands Lacs et le développement de l’Afrique centrale.

La grande majorité des minerais de l’est du pays sont évacués en contrebande vers l’Ouganda, le Rwanda et dans une moindre mesure le Burundi, par voie lacustre, par la terre ferme ou par avion. Le lac Kivu et ses petites îles ainsi que les zones montagneuses constituent un terrain propice à̀ la contrebande. On estime que 90 % de l’or artisanal sort en contrebande de la RD Congo Son exportation frauduleuse est relativement facile ; les négociants peuvent dissimuler le minerai et le transporter en secret. L’or est ensuite fondu et recyclé de nombreuses fois, ce qui rend difficile l’identification

Alors que des discussions s’ouvrent entre Kinshasa et Washington sur la sécurisation des minerais critiques, Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur de France, alerte sur les racines profondes du chaos qui gangrène l’est de la RDC. Dans un entretien sans détour, il pointe la complicité des voisins, les dérives des groupes armés, le manque d’éthique des firmes technologiques, l’échec des mécanismes de certification… et la responsabilité des grandes puissances et multinationales dans une guerre silencieuse aux enjeux géopolitiques majeurs. Décryptage.