Tous les articles qui parlent de Judith Suminwa Tuluka

Voilà qui devrait rassurer les participants à la grande conférence nationale des infrastructures qui se tient ce jeudi 9 avril dans la capitale.

La République démocratique du Congo (RDC) a lancé ce jeudi 9 avril, sa première émission d’euro-obligations ciblant les investisseurs avec des titres de maturité de cinq et dix ans. Bien que le montant définitif n'ait pas encore été confirmé, Kinshasa avait indiqué en janvier dernier, vouloir lever dans un premier temps, 750 millions de dollars dans le cadre d'un programme d'euro-obligations de 1,5 milliard de dollars. Les fonds seront affectés au développement des infrastructures.

À une époque où la politique est souvent dominée par la recherche de visibilité, la communication et les rivalités de pouvoir, certaines personnalités publiques choisissent une autre voie : celle de la discrétion, du travail et du service. Nefertiti Ngudianza s’inscrit dans cette lignée de responsables pour qui l’engagement politique reste avant tout une mission au service de la collectivité.

En République démocratique du Congo, ces retards traduisent un déséquilibre plus profond entre richesse potentielle et capacité effective de gestion publique.

Dans un État moderne, la capacité de payer régulièrement les agents publics constitue l’un des indicateurs majeurs de crédibilité institutionnelle. Lorsqu’un pays accumule des retards dans le paiement des salaires des enseignants, militaires, agents administratifs ou personnels de santé, il ne s’agit pas simplement d’un problème de trésorerie ponctuel. Il s’agit d’un signal macroéconomique révélateur

Les autorités congolaises n’y sont pas allées du dos de la cuillère. Elles accusent le groupe télécoms sud-africain MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet sur le territoire national. Dans un communiqué daté du mercredi 11 février, l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications cite les villes de Goma et Rutshuru à l’est du pays, situées pas loin de la frontière avec le Rwanda où MTN est présent.

Le groupe des télécoms sud-africain n’opère pas en République démocratique du Congo, mais il est actif dans plusieurs pays frontaliers de la RDC dont le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie, le Soudan du Sud et le Congo-Brazzaville. Le chevauchement des frontières du signal de couverture des opérateurs télécoms empoisonne les relations entre les telcos et plusieurs Etats africains.

L’Émir du Qatar a achevé une visite de trois jours au Rwanda puis en République démocratique du Congo, dans un contexte où se poursuivent les discussions du Processus de Doha, cadre de négociation visant à stabiliser la région du Grand Kivu.

En trois jours, l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a enchaîné Kigali et Kinshasa, mêlant médiation politique et ancrage économique. Une séquence stratégique qui confirme l’ambition de Doha de devenir un acteur incontournable dans la stabilisation des Grands Lacs et le développement de l’Afrique centrale.

La grande majorité des minerais de l’est du pays sont évacués en contrebande vers l’Ouganda, le Rwanda et dans une moindre mesure le Burundi, par voie lacustre, par la terre ferme ou par avion. Le lac Kivu et ses petites îles ainsi que les zones montagneuses constituent un terrain propice à̀ la contrebande. On estime que 90 % de l’or artisanal sort en contrebande de la RD Congo Son exportation frauduleuse est relativement facile ; les négociants peuvent dissimuler le minerai et le transporter en secret. L’or est ensuite fondu et recyclé de nombreuses fois, ce qui rend difficile l’identification

Alors que des discussions s’ouvrent entre Kinshasa et Washington sur la sécurisation des minerais critiques, Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur de France, alerte sur les racines profondes du chaos qui gangrène l’est de la RDC. Dans un entretien sans détour, il pointe la complicité des voisins, les dérives des groupes armés, le manque d’éthique des firmes technologiques, l’échec des mécanismes de certification… et la responsabilité des grandes puissances et multinationales dans une guerre silencieuse aux enjeux géopolitiques majeurs. Décryptage.

Le secteur extractif – notamment la production de cuivre et de cobalt – demeure le pilier de cette croissance. Le Congo est le premier producteur africain de cuivre, et sa production devrait atteindre 3,5 millions de tonnes d’ici 2026. Toutefois, cette dépendance rend l’économie congolaise très exposée aux fluctuations des prix mondiaux des matières premières, et donc instable.

Selon un rapport publié par Moody’s, l’économie de la République Démocratique du Congo (RDC) devrait maintenir un taux de croissance annuel moyen de 6 % entre 2025 et 2027, et ce malgré les conflits persistants à l’Est du pays. Une projection fondée principalement sur la performance du secteur minier, les investissements publics en infrastructure et les réformes soutenues par le FMI.

Le rapport met en avant des perspectives de croissance positives, ainsi que des réformes fiscales appuyées par le Fonds monétaire international (FMI), tout en mettant en garde contre la trop forte dépendance aux matières premières.

Dans une note de synthèse publiée le 29 avril, l’agence de notation financière Moody’s Ratings a maintenu la note B3 de la République démocratique du Congo (RDC), avec une perspective stable. En dépit de l’incertitude liée à la déstabilisation des provinces du Kivu, les analystes de Moody’s soulignent «les forces et le potentiel économiques du pays.»

Cette décision vise à contrer la surabondance actuelle de l’offre sur le marché international afin de stabiliser les prix, précise Patrick Luabeya, Président du Conseil d’administration de l’Arecoms. La surproduction mondiale de cobalt remonte à 2023, lorsque le marché avait enregistré un excédent record de 14.200 tonnes, selon le Cobalt Institute. Ce déséquilibre a entraîné un effondrement des cours de ce minerai, loin du pic de 90.000 dollars la tonne atteint en 2018. Le cobalt se négocie actuellement 4 fois moins, autour de 20 000 dollars au London Stock Exchange.

Alors que les prix du cobalt ont décroché de près de 50 % en deux ans, le gouvernement congolais a décidé de suspendre pour quatre mois ses exportations de ce métal stratégique pour l’industrie des véhicules électriques, a annoncé l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (Arecoms) dans un communiqué du 22 février