Tous les articles qui parlent de Mark Carney

Pour l'occasion, une carte avait été installée dans le Bureau ovale, où l'étendue d'eau, l'un des Grands Lacs de la zone frontalière, apparaît déjà sous sa nouvelle appellation, en grosses lettres rouges. « Les États-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs », affirme le décret publié par la Maison Blanche, qui assure aussi que Washington « revendique la plus grande partie du volume du lac, puisque les parties les plus profondes sont sur le territoire américain.»

Deux jours après en avoir lancé l'idée, le président américain Donald Trump a signé, jeudi 27 août à Washington, un décret rebaptisant le lac Ontario, à la frontière canadienne, en « lac d'Amérique. » Une décision unilatérale, sans reconnaissance internationale, qui s'inscrit dans la confrontation commerciale ouverte entre les deux voisins. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a répliqué dans la foulée : le lac s'appelle Ontario « aujourd'hui et pour toujours.»

Si plus de 80 % des produits canadiens restent exemptés de droits de douane aux États-Unis, les surtaxes imposées par l'administration Trump depuis l'an dernier ont déjà lourdement pesé sur les secteurs de l'aluminium, de l'acier et de l'industrie automobile. L'économie canadienne est même brièvement entrée en récession technique au premier trimestre, avant d'afficher des « signes d'amélioration », selon la Banque du Canada.

Une nouvelle salve de droits de douane américains, fixée à 50 %, frappe le Canada depuis le samedi 22 août, après l'échec d'ultimes négociations avec Washington. Le Premier ministre Mark Carney répond par deux leviers : la conquête de nouveaux marchés et le lancement de grands chantiers d'infrastructures. Le défi est de taille : les États-Unis absorbent encore autour de 70 % des exportations canadiennes, contre environ 4 % pour l'Union européenne en juin.

« Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.

L'organisation de méga-événements sportifs s'est imposée comme un instrument privilégié de pouvoir doux, permettant aux États d'exercer leur influence par l'attraction et la persuasion plutôt que par la coercition. Les États y voient désormais bien plus qu'une simple vitrine ponctuelle : un levier stratégique pour façonner les perceptions internationales, construire la légitimité et projeter une influence durable. Les candidatures retenues ne sont plus jugées uniquement sur leur ambition ou leur capacité technique, mais aussi sur leur crédibilité, leur durabilité et leur alignement avec les stratégies de développement plus larges des pays candidats. Cette exigence a transformé la nature des dossiers de candidature, qui incluent désormais des objectifs de transformation sociale et économique. Le Maroc en est un parfait exemple. Pour le Royaume, la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal est bien plus qu'un simple événement sportif : c'est un « levier et moteur de développement » pour accélérer la transformation stratégique du pays et réaliser la vision royale d'un Maroc dynamique, inclusif et moderne.

L’analyse repose sur les dynamiques historiques relatés dans les écrits d’Ibn Khaldoun à Paul Kennedy et sur des indicateurs contemporains tels que Mshare et CINC, tout en examinant la réorganisation pragmatique de la sécurité internationale via le «Conseil de la paix» du Président Donald Trump.

Depuis la fin de la Guerre froide, le monde n’a pas basculé vers la multipolarité tant revendiquée par les BRICS. La puissance militaire reste concentrée tandis que la légitimité et la gouvernance internationale se fragmentent. Le concept de multiplexité décrit cette configuration hybride, où les États-Unis demeurent militairement dominants tandis que des puissances révisionnistes (Chine, Russie, Turquie, Inde) cherchent à remodeler l’ordre mondial.