Tous les articles qui parlent de Mark Carney

« Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.

L'organisation de méga-événements sportifs s'est imposée comme un instrument privilégié de pouvoir doux, permettant aux États d'exercer leur influence par l'attraction et la persuasion plutôt que par la coercition. Les États y voient désormais bien plus qu'une simple vitrine ponctuelle : un levier stratégique pour façonner les perceptions internationales, construire la légitimité et projeter une influence durable. Les candidatures retenues ne sont plus jugées uniquement sur leur ambition ou leur capacité technique, mais aussi sur leur crédibilité, leur durabilité et leur alignement avec les stratégies de développement plus larges des pays candidats. Cette exigence a transformé la nature des dossiers de candidature, qui incluent désormais des objectifs de transformation sociale et économique. Le Maroc en est un parfait exemple. Pour le Royaume, la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal est bien plus qu'un simple événement sportif : c'est un « levier et moteur de développement » pour accélérer la transformation stratégique du pays et réaliser la vision royale d'un Maroc dynamique, inclusif et moderne.

L’analyse repose sur les dynamiques historiques relatés dans les écrits d’Ibn Khaldoun à Paul Kennedy et sur des indicateurs contemporains tels que Mshare et CINC, tout en examinant la réorganisation pragmatique de la sécurité internationale via le «Conseil de la paix» du Président Donald Trump.

Depuis la fin de la Guerre froide, le monde n’a pas basculé vers la multipolarité tant revendiquée par les BRICS. La puissance militaire reste concentrée tandis que la légitimité et la gouvernance internationale se fragmentent. Le concept de multiplexité décrit cette configuration hybride, où les États-Unis demeurent militairement dominants tandis que des puissances révisionnistes (Chine, Russie, Turquie, Inde) cherchent à remodeler l’ordre mondial.

Le futur premier ministre du Canada, Mark Carney, est monté au créneau dimanche contre Donald Trump, assurant dans un discours offensif que son pays «gagnera» et «ne fera jamais partie des États-Unis, de quelque façon que ce soit.» «Les Canadiens sont toujours prêts quand quelqu'un lance le gant. Que les Américains ne s'y trompent pas. Dans le commerce comme au hockey, le Canada gagnera», a-t-il lancé, en référence à la rivalité sportive des deux pays, instrumentalisée récemment par Donald Trump.

“Mon pays gagnera et ne fera jamais partie des Etats-Unis, de quelque façon que ce soit. Les Canadiens sont toujours prêts quand il faut se battre. Que les Américains ne s’y trompent pas. Dans le commerce comme au hockey, le Canada gagnera. Donald Trump attaque les familles, les travailleurs, les entreprises, nous n’allons pas le laisser réussir.» Dixit Mark Carney, futur Premier ministre du Canada, successeur de Justin Trudeau. L’ancien banquier central de 59 ans, novice en politique, a promis de «bâtir une nouvelle économie et de créer de nouvelles relations commerciales.» Il deviendra officiellement premier ministre dans les jours qui viennent après une passation de pouvoir avec Justin Trudeau