On savait que tôt ou tard l’Egypte forte de ses 100 millions d’habitants allait rattraper l’Afrique du Sud, deux économies du continent, mais à la croissance morne depuis plusieurs années déjà. Cependant, on ne se doutait pas que ce sera dès 2020.
En effet, en 2019, seul 10 petits milliards de dollars les séparaient en termes de Produit intérieur brut (PIB) avec 313 pour la nation Arc-en-ciel et 303 pour le pays des Pharaons. Mais ce jeudi 17 septembre 2020, la Banque centrale sud-africaine vient de publier ses prévisions pour l’année en cours qui font état d’une chute du PIB de 8,2% en 2020, provoquée par la pandémie de Covid-19, l’OCDE tablant elle sur une contraction de l’économie sud-africaine de plus de 11%.
En restant sur cette prévision pour pessimiste que celle de l’OCDE, force est de constater que le PIB sud-africain ne sera plus que de 286 milliards de dollars, alors que l’Egypte sera l’unique pays d’Afrique du Nord dont les économistes pensent que la croissance va rester positive en 2020. Ce qui laisse penser que sa richesse créée durant cette année de pandémie sera légèrement supérieure au 303 milliard de dollars de l’année passée.
Quoi qu’il en soit, on peut considérer d’ores et déjà, que les Pharaons sont déjà devant les descendants de Chaka Zulu, depuis le printemps, puisque c’est au second trimestre 2020 que l’économie sud-africaine s’est littéralement effondrée, en enregistrant un repli de 51% par rapport à la même période de l’année précédente.
Evidemment, étant donné que le repli brutal de l’économie sud-africaine est lié au strict confinement imposé dans le pays à partir du 27 mars afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus, tout laisse penser que cette mauvaise passe sera vite oubliée, sitôt que la pandémie sera vaincue.
En effet, l’Afrique du Sud en tant qu’une économie très industrialisée et diversifiée, dont le secteur financier demeure le plus solide du continent possède toutes les ressources pour rebondir.


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