Voilà un rapport qui va secouer les généraux au pouvoir à Alger. L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a qualifié l’Algérie de « risque pour la sécurité de l’Europe », selon un document confidentiel dévoilé par le site d’information américain Business Insider que relaie l’agence Ecofin dans une dépêche.
L’alliance politico-militaire qui regroupe une trentaine de pays, précise clairement que la menace provient de décisions hystériques de la junte algérienne sur les livraisons de gaz aux pays de l’Europe du Sud, et plus particulièrement à l’Espagne. «Il y a un risque que l’Algérie utilise le gaz comme moyen de pression politique, à l’instar de ce que fait actuellement la Russie à l’égard des pays européens qui s’opposent à son invasion de l’Ukraine. A long terme, cela menacerait le statut de l’Algérie en tant que fournisseur fiable d’énergie pour l’Europe», martèle l’alliance militaire.
Chantages au gaz
Les inquiétudes de l’OTAN quant à l’utilisation par l’Algérie des livraisons de gaz comme arme géopolitique interviennent après la menace brandie, le 27 avril dernier, par Alger de rompre le contrat de fourniture de gaz à l’Espagne si elle venait à l’acheminer «vers une destination tierce», dans une allusion au Maroc avec lequel les relations diplomatiques sont rompues.
40% du gaz en Espagne vient de l’Algerie
Le géant algérien des hydrocarbures, Sonatrach, fournit bon an, mal an plus de 40 % du gaz naturel importé par l’Espagne, dont l’essentiel lui parvient à travers le gazoduc sous-marin Medgaz, d’une capacité de 10 milliards de mètres cubes par an.
Une autre partie du gaz algérien arrivait jusqu’en octobre 2021 en Espagne à travers le Gazoduc Maghreb Europe (GME) passant par le Maroc. Mais Alger l’a fermé après la rupture en août 2021 avec Rabat, privant ainsi le Maroc du gaz algérien qui transite par son territoire. La fermeture de cet important gazoduc et la menace de rompre le contrat de fourniture de gaz à l’Espagne avaient fait suite à la décision de l’Espagne d’autoriser « le fonctionnement en flux inverse, du Gazoduc Maghreb Europe » pour aider Rabat à garantir sa sécurité énergétique.

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