fbpx

Privatisation : l’Etat du Sénégal s’apprête à céder des parts dans sa société pétrolière

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Les Sénégalais n’ont pas fini de parler du scandale des accords de pêche avec l’union européenne (UE), qu’ils se réveillent avec un autre encore plus difficile à avaler. En effet, l’Etat du Sénégal s’apprête à céder au privé national 25% de Petrosen et 18% de la Société Eiffage. Or ces deux entreprises occupent une place d’importance capitale dans le patrimoine de l’Etat.

La révélation a été faite par Habib Ndao, Secrétaire exécutif de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf), citée par le site sénégalais Seneweb. Petrosen est la société qui est chargée de représenter l’Etat dans l’ensemble des participations du secteur du pétrole et du gaz. Elle possède de droit 10% de toutes exploitations pétrolières et possède un droit de préemption sur la cession de toutes participations des sociétés détenant des liences d’exploration ou d’exploitation.

En somme, Petrosen est appelée à être pour le Sénégal ce que Aramco est pour l’Arabie Saoudite ou la Sonatrach pour l’Algérie. Pour sa part, Eiffage Sénégal est l’exploitant de la principale Autoroute reliant Mbour à Dakar, en passant par l’Aéroport de Diass. Elle engrange plusieurs dizaines de milliards de Fcfa de bénéfice par an. Pas plus tard que la semaine dernière, la presse a révélé que son bénéfice annuel était de l’ordre de 86 milliards de Fcfa.


Pour le moment, l’information n’a pas été confirmée par les autorités. Néanmoins, même si théoriquement cela s’inscrit dans la bonne intention de donner au secteur privé sénégalais l’opportunité de détenir des participations dans des entreprises aussi importantes. Beaucoup de personnes estiment qu’il est trop tôt pour que l’Etat du Sénégal opère cette cession au secteur privé. C’est une belle manière de se débarrasser d’une poule aux œufs d’or, avant même sa première ponte. En effet, le Sénégal exploite certes du gaz onshore en petite quantité, mais le vrai pactole devrait intervenir avec les champs off-shore, notamment de la Grande Tortue partagée avec la Mauritanie ou encore de Rufisque.

Partager.

Répondre