Les banques et investisseurs internationaux peuvent désormais demander une licence pour opérer immédiatement en Ethiopie, indique la banque centrale dans un communiqué solennel publié mercredi 25 juin. Les autorités monétaires concrétisent ainsi la décision politique prise en décembre 2024 et qu’AFRIMAG avait relayée dans ses colonnes
«La NBE (National Bank of Ethiopia) est très heureuse de déclarer que le secteur bancaire éthiopien est désormais ouvert à la participation étrangère et que les demandes de licences des banques et investisseurs étrangers peuvent être déposées à partir d’aujourd’hui.»
Pour Addis-Abeba, l’ouverture du secteur bancaire aux groupes étrangers est un point-clé des réformes structurelles en cours mais au-delà, il s’agit aussi d’envoyer un signal aux investisseurs internationaux en leur signifiant qu’ils sont les bienvenus. En décembre dernier, le Parlement avait approuvé une loi permettant aux banques étrangères d’établir des filiales en Ethiopie, d’y ouvrir des succursales ou des bureaux de représentation et de prendre des participations dans le tour de table des banques locales.
Selon le schéma retenu par les autorités, la propriété des banques locales par des investisseurs stratégiques étrangers sera plafonnée à 40 %.
L’Ethiopie a ouvert son secteur des télécommunications aux investisseurs étrangers en 2022 après qu’un consortium dirigé par le groupe kényan Safaricom a lancé le premier réseau étranger du pays. Le secteur bancaire est actuellement dominé par la Banque commerciale d’Ethiopie, un établissement détenu à 100% par l’Etat. C’est la plus grande banque du pays en termes d’actifs et de dépôts.





Éthiopie



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