Largement réélu en décembre dernier, le président de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, prête serment ce samedi pour un second mandat. Plusieurs dizaines de milliers de personnes et près d’une vingtaine de chefs d’État participent à l’évènement au stade des Martyrs de Kinshasa de 80 000 places
Il prend pour la seconde fois les rênes de cet immense pays d’Afrique centrale. Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, sorti largement vainqueur des élections de décembre qualifiées de « simulacre » par l’opposition, prête serment, samedi 20 janvier, pour un nouveau mandat de cinq ans, dans un climat politique et sécuritaire tendu.
Comme pour le lancement de sa campagne électorale, « Fatshi », 60 ans, a choisi pour son investiture le stade des Martyrs, plus grande enceinte de Kinshasa, d’une capacité de 80 000 places.
Le Président Tshisekedi promet d’améliorer les conditions de vie des Congolais
Sa première prestation de serment, en janvier 2019, lorsqu’il succédait à Joseph Kabila (2001-2018) après une élection très controversée, avait eu lieu dans les jardins du palais de la Nation, site très solennel où se tiennent généralement les cérémonies officielles.
Fils de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, décédé deux ans auparavant, il prenait alors les rênes de l’immense pays d’Afrique centrale, riche en minerais mais à la population majoritairement pauvre, en promettant d’améliorer les conditions de vie des Congolais et de mettre fin à 25 ans de violences armées dans l’Est.
Il n’a pas atteint ses objectifs mais a mené campagne, avec force moyens, sur « les acquis » de son premier mandat, tels que la gratuité de l’enseignement primaire, et demandé aux électeurs de lui accorder un second mandat pour les « consolider ».
La présidentielle a eu lieu en même temps que les élections législatives, provinciales et locales, un quadruple scrutin qui a démarré comme prévu le 20 décembre mais, face aux multiples problèmes logistiques, s’est étalé sur plusieurs jours.
Au final, lors d’une élection à un seul tour et face à une vingtaine d’autres candidats, il s’est offert un triomphe, avec plus de 73 % des voix.
Loin derrière sont arrivés Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga (sud-est), avec 18 % des suffrages, suivi de l’autre opposant Martin Fayulu (environ 5 %). Le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la paix pour son action auprès des femmes victimes de viols de guerre, a officiellement engrangé seulement 0,22 % des voix.
Ces opposants ont rejeté ces résultats et demandé l’annulation pure et simple des élections. Une manifestation avait été envisagée dès le 27 décembre mais a été interdite par les autorités et étouffée dans l’œuf par la police.
Avec AFP





République démocratique du Congo



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