Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 17 juillet à Abidjan, un prêt de 260,40 millions de dollars à la République démocratique du Congo (RDC) pour contribuer au financement du Projet d’appui au développement des chaînes de valeur en soutien au Programme de transformation de l’agriculture
Le projet, d’un coût total de 311,60 millions de dollars, est financé grâce à un prêt de 250,40 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, et à un autre prêt de dix millions de dollars issu de la Facilité d’appui à la transition, un mécanisme du Groupe de la Banque destiné aux pays en transition. Le gouvernement congolais et les bénéficiaires apporteront une contrepartie de 51,20 millions de dollars.
Le projet permettra d’accroître la production de riz, manioc, maïs et soja, et contribuera à l’autosuffisance alimentaire du pays pour ces principaux produits de base. Cela permettra de réduire significativement les importations alimentaires massives du pays – trois milliards de dollars US en 2023-, ainsi que sa vulnérabilité aux chocs exogènes, parmi lesquels les changements climatiques et les conflits armés. Plus spécifiquement, le projet vise à reconstituer le capital semencier des chaînes de valeur riz, manioc, maïs et soja, à améliorer durablement les rendements et à structurer et faciliter l’accès des acteurs de ces chaînes de valeur aux marchés et aux financements adaptés.
Il s’agira d’ensemencer 295 000 hectares en maïs, soja, manioc et riz en utilisant des semences améliorées et résistantes aux changements climatiques. Quelque 1.600 champs écoles paysans et parcelles de démonstration seront mis en place et animés par des superviseurs pour les activités de vulgarisation, dont les techniques d’agriculture climato-intelligente. L’aménagement des périmètres rizicoles irrigués permettra aux producteurs de pratiquer une production intensive avec au moins deux cycles par an.
Le projet mettra à la disposition des producteurs, à crédit, des intrants en début de campagne agricole, remboursables à la récolte, afin de constituer un fonds de roulement pour faciliter durablement l’accès aux intrants et aux équipements de prétraitement des produits agricoles (batteuses, vanneuses, bâches/aires de séchage) aux coopératives des exploitants des périmètres rizicoles.
Quelque 600 kilomètres de pistes rurales seront réhabilités pour désenclaver les bassins de production et faciliter ainsi l’accès aux zones de consommation.
Le projet prévoit aussi d’organiser les acteurs des chaînes de valeur en sociétés coopératives pour qu’ils bénéficient d’économies d’échelle par des commandes et ventes groupées. Il renforcera le pouvoir de négociation et la capacité des petits producteurs à nouer des partenariats « gagnant-gagnant ». Pour faciliter l’accès au financement, le projet prévoit un mécanisme de financement à coût partagé.





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