Le gouvernement congolais accroît la pression sur les groupes miniers et veut s’impliquer dans la sélection des acheteurs de la production. Kamoa Copper, la plus grande mine de cuivre du pays située dans la province du Katanga, est en ligne de mire
Dans le compte-rendu du Conseil des ministres publié lundi 7 octobre, le gouvernement souligne qu’une transparence insuffisante dans le processus risque en effet d’affecter les revenus que l’Etat tire de l’exploitation de ses ressources minières. « L’implication de l’Etat-actionnaire permettrait de garantir la crédibilité du processus d’appel d’offres organisé » pour vendre la production de cuivre.
Pour le moment, les autorités n’ont fourni aucun détail sur la manière dont elles comptent surveiller le processus de sélection des acheteurs.
Actuellement, la RDC contrôle 20 % d’intérêts dans la mine Kamoa-Kakula, alors que les groupes Ivanhoe Mines et Zijin Mining détiennent chacun 39,6 % d’intérêts. Les revenus que tire Kinshasa de la mine proviennent de diverses sources, dont les dividendes au titre de sa participation, les redevances sur les ventes de cuivre, et les taxes sur le chiffre d’affaires ou les bénéfices. Or, la base utilisée pour calculer ces revenus est la vente de la production de cuivre, car cela détermine le chiffre d’affaires et potentiellement les bénéfices.
En obtenant «les meilleures conditions possibles pour la vente» du cuivre de Kamoa-Kakula, le gouvernement peut donc accroître les revenus générés par l’exploitation du cuivre. Le métal rouge a représenté en 2021 environ 70 % des exportations congolaises, selon l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives. En 2023, Kamoa-Kakula a livré 393 551 tonnes de concentré de cuivre, sur une production totale évaluée à 2,8 millions de tonnes de cuivre pour la RDC la même année.





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