Sous l’impulsion de Smart Africa, le continent lance une instance inédite dédiée à la gouvernance, à l’innovation et à la souveraineté numérique. Objectif : faire de l’Afrique un moteur – et non un suiveur – dans la transformation mondiale de l’IA.
Le Conseil d’administration de Smart Africa a officialisé la création du premier Conseil africain de l’Intelligence artificielle, une avancée majeure pour la gouvernance technologique du continent.
Présidée par Paul Kagamé, Président du Rwanda et Président du Conseil d’administration de Smart Africa, cette nouvelle instance rassemble 42 Chefs d’État africains, des représentants de l’Union africaine, de l’Union internationale des télécommunications (UIT), ainsi que des acteurs clés du secteur privé.
Avec ce Conseil, l’Afrique affirme clairement son ambition : façonner activement l’avenir de l’IA plutôt que de subir les innovations venues d’ailleurs.
Une mission ambitieuse : démocratiser et encadrer l’IA en Afrique
Le mandat du Conseil se veut à la fois large et stratégique. Il s’agit de formuler des orientations permettant au continent de construire un environnement où l’IA est :
. accessible à tous ;
. responsable et éthique ;
. créatrice de valeur pour les économies et les populations africaines.
Cette initiative marque un pas supplémentaire vers la souveraineté numérique, l’innovation inclusive et une croissance durable à l’ère de l’intelligence artificielle.
“L’Afrique doit montrer la voie – et non la suivre – dans la transformation mondiale de l’IA,” a déclaré Lacina Koné, Directeur général et CEO de Smart Africa. “Ces 15 personnalités d’exception apporteront l’expertise et la vision nécessaires pour faire du continent un créateur, et non seulement un consommateur, de technologies.”
Une sélection rigoureuse pour une représentation équilibrée
Le Conseil africain de l’IA est le fruit d’un long processus de consultation et d’un appel à candidatures qui a suscité plus de 400 dépôts provenant de 57 nationalités.
Smart Africa, la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’UIT ont supervisé une sélection exigeante afin d’assurer une représentation couvrant six axes stratégiques :
. infrastructures ;
. données ;
. marchés ;
. talents ;
. investissements ;
. gouvernance.
Qui siège au Conseil Africain de l’IA ? Ministres des TIC (7 membres)
. Sid Ali Zerrouki (Algérie) ;
. Dr. Boukar Michel (Tchad) ;
. William Kabogo Gitau (Kenya) ;
. Dr. Bosun Tijani (Nigeria) ;
. Paula Ingabire (Rwanda) ;
. Cina Lawson (Togo) ;
. Tatenda Mavetera (Zimbabwe)
Membres indépendants (8 personnalités influentes)
. Dr Paulin Basinga – Fondation Bill & Melinda Gates ;
. Karim Beguir – CEO d’InstaDeep ;
. Yasser Shaker – CEO, Orange Moyen-Orient & Afrique ;
. Chenai Chair – Directrice, Masakhane African Languages Hub ;
. Akua Gyekye – Microsoft, Affaires gouvernementales Afrique ;
. Prof. Vukosi Marivate – Université de Pretoria / Lelapa AI ;
. Walid Naffati – CEO et rédacteur en chef, Tunisie Haut Débit ;
. Alex Okosi – DG Afrique subsaharienne, Google.
Un chantier continental désormais lancé
Avec le lancement du Conseil Africain de l’IA, Smart Africa ouvre une nouvelle étape dans la construction d’un écosystème africain de l’intelligence artificielle. Une étape qui pourrait bien repositionner le continent comme un acteur majeur de cette révolution technologique mondiale.





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