Fiscalité

En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.

Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.

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Près d’une vingtaine de pays africains ont instauré des prélèvements sur les transactions mobile money. Les données disponibles en 2026 dressent un constat sévère : le rendement budgétaire est modeste, les effets sur l'inclusion financière sont réels, et les populations les plus vulnérables paient la note la plus lourde.

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Ce qui est certain, c’est que l'année prochaine sera celle de la bascule culturelle pour le fisc, mais aussi, pour les contribuables. Le projet de loi de finances introduit l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises réalisant plus de 30 millions FCFA de chiffre d'affaires. Chaque transaction devra être enregistrée dans un système certifié, interconnecté à la direction générale des Impôts (DGI).

Le projet de loi de Finances 2026 actuellement au Parlement, devrait marquer une rupture. En plus de la digitalisation de l’administration fiscale, Libreville veut élargir l’assiette de l’impôt pour porter le rendement fiscal à 17% du PIB, contre 14,3% en 2024, soit 2,7 points en un an ! In fine, l’objectif stratégique est de réduire la forte dépendance du budget de l’Etat au pétrole.

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Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années

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Contrairement à l’IRPP, ces taxes qui seront appliquées à partir du 1er janvier 2026, ne prendront pas en compte la situation familiale ou matrimoniale du contribuable. Exit également la notion de foyer fiscal, de parts et de distinction entre personnes mariées et célibataires. Le gouvernement justifie cette réforme par «la volonté de simplifier le système, d'élargir l'assiette et de renforcer le civisme fiscal.» Il s'agit de baisser les taux et d'améliorer la pression fiscale en la rendant plus équitable, explique le ministre des Finances, Christian Yoka. L'objectif attendu est d'augmenter les recettes fiscales de 17% dès l’année prochaine tout en contenant la croissance de dépenses publiques à 3%. Une discipline budgétaire indispensable pour maîtriser l'endettement, notamment vis-à-vis du marché financier régional.

Devant une assemblée composée d’opérateurs privés, le ministre des Finances, Christian Yoka, a annoncé la semaine dernière une réforme fiscale qualifiée de «majeure» dans le cadre du projet de loi de finances 2026. La mesure la plus spectaculaire est la disparition de l'Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), du moins sous sa forme actuelle. L’IRPP sera remplacé par quatre nouveaux impôts distincts : l'Impôt sur les traitements et salaires, l'Impôt sur les revenus fonciers, l'Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers et l'Impôt sur le bénéfice. Il s’agit en fait, d’un retour à la case-départ car c’est ce schéma qui existait avant le regroupement de ces taxes en un seul impôt général sur le revenu

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Cette situation, qu’il qualifie de «délits financiers,» a poussé les autorités à agir fermement pour récupérer les fonds dus et stopper l’hémorragie financière. A partir du 1er octobre 2025, l’administration publique burkinabè n’acceptera plus les chèques comme moyen de paiement pour ses transactions. Cette mesure s’applique aux encaissements de l’État pour le règlement des impôts, des taxes, des contributions et des services divers.

Le Trésor et la Comptabilité publique du Burkina Faso mène une offensive contre le fléau des chèques en bois.
Face à un montant impressionnant de près de 34 milliards de FCFA, soit environ 51,90 millions d’euros, de chèques impayés émis au profit de l’État, le Directeur général, Bruno Raymond Bamouni, a annoncé des mesures radicales pour protéger les finances publiques

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«La facture normalisée électronique vient renforcer l’écosystème des instruments de lutte contre la déperdition des recettes publiques, tout en apportant une réponse ferme aux comportements délictueux,» a affirmé le chef du gouvernement dans le communiqué de la Primature. Il relève à juste titre, que lorsque le système fiscal est perçu comme injuste, avec certaines personnes ou entreprises qui échappent à l’impôt pendant que d’autres paient leur part, cela affaiblit la capacité de l’Etat à mobiliser les ressources nécessaires à la fourniture de services publics.

Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a lancé en grande pompe lundi 21 juillet, la facture normalisée électronique, qui sera obligatoire à partir du 1er septembre 2025 pour toutes les sociétés, entreprises individuelles comprises, avec quelques adaptations selon le régime d’imposition. En renforçant la traçabilité des transactions, cette réforme structurelle vise à lutter contre la fraude fiscale dans un pays où la sous-déclaration et l’évitement de l’impôt prennent les allures d’un sport national. L’autre effet collatéral de la généralisation de la facture électronique est de réduire les coûts de la collecte de l’impôt et faciliter les déclarations de TVA «La facture normalisée électronique vient renforcer l’écosystème des instruments de lutte contre la déperdition des recettes publiques, tout en apportant une réponse ferme aux comportements délictueux,» a affirmé le chef du gouvernement dans le communiqué de la Primature. Il relève à juste titre, que lorsque le système fiscal est perçu comme injuste, avec certaines personnes ou entreprises qui échappent à l’impôt pendant que d’autres paient leur part, cela affaiblit la capacité de l’Etat à mobiliser les ressources nécessaires à la fourniture de services publics. Le fait que l’impôt pèse sur un noyau de contribuables alimente le sentiment d’iniquité fiscale, fait remarquer le Premier ministre qui se dit «déterminé» à mener une lutte sans merci contre la fraude fiscale. La mise en œuvre de la facture normalisée électronique s’inscrit dans le plan gouvernemental 2024-2028 visant à augmenter les ressources de l’Etat tout en maîtrisant la dette. Parmi les réformes figurant dans ce plan, figurent la révision de l’impôt sur les sociétés (IS), la réduction de l’écart de conformité de la TVA et l’amélioration du rendement de l’impôt foncier. La pression fiscale (rapport entre les recettes de l’impôt et le PIB) en Côte d’Ivoire reste faible, elle s’établit à 15,1 % du PIB. L’objectif des autorités est de porter ce ratio à 15,8 % en 2026, loin des 20 % fixés par l’UEMOA Selon le tableau de bord du ministère des Finances, à fin juin, les recettes du Trésor se sont élevées à 3.707 milliards FCFA, soit 6,6 milliards de dollars contre une prévision de 3.200,7 milliards. Le Premier ministre ivoirien est bien conscient que la facture électronique n’est pas une baguette magique pour généraliser l’adhésion à l’impôt dans le pays. «Le succès de la réforme repose sur l’engagement du secteur privé, la sensibilisation des citoyens et le soutien de la Direction générale des impôts,» a martelé Robert Beugré Mambé. Il invite les entreprises «à s’approprier l’initiative et à en devenir les ambassadeurs résolus.»

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Le GAFI, organisme intergouvernemental, veille à la conformité des États en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Être placé sur sa liste grise signifie que le pays présente des lacunes stratégiques dans ces domaines. Pour les banques internationales, les bailleurs de fonds, les investisseurs institutionnels et les partenaires techniques, cela implique un niveau de risque élevé, justifiant des restrictions, voire des désengagements.

Depuis son inscription sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) en 2022, la République Démocratique du Congo fait face à un défi majeur : rétablir sa crédibilité financière sur la scène internationale. Cette situation, loin d’être purement administrative, a des conséquences réelles et profondes. Elle ralentit les investissements directs étrangers, limite l’accès du pays aux marchés financiers, fragilise le système bancaire et prive l’économie nationale de devises indispensables à sa croissance

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