Abuja a surpris les opérateurs économiques en décidant d’instituer une taxe de 10% sur les revenus des titres financiers à court terme. Cet impôt s’applique aux bons du Trésor, aux obligations d’entreprises, aux billets à ordre ainsi qu’aux lettres de change, selon la circulaire publiée par le Federal Inland Revenue Service, l’équivalent de la Direction générale des Impôts. Les revenus tirés des obligations émises par l’Etat restent hors champ d’application de cette taxe.
Cette réforme intervient dans un contexte où le pays cherche à diversifier ses sources de revenus, et réduire progressivement la dépendance du budget aux recettes pétrolières. La nouvelle taxe à la source pourrait contribuer à élargir l’assiette fiscale et à améliorer la mobilisation des ressources internes, un des objectifs stratégiques de l’administration de Bola Tinubu
Cette décision marque un tournant pour la politique fiscale du pays. L’Agence fédérale chargée de l’administration des impôts a ordonné aux banques, courtiers et autres institutions financières, de déduire désormais une retenue à la source de 10% sur les intérêts générés par les placements à court terme. Jusqu’ici, ces instruments bénéficiaient d’une exonération afin de stimuler le marché des capitaux et d’attirer les investisseurs à la recherche de rendements rapides.
Federal Inland Revenue Service n’a pas précisé le montant des recettes attendues de cette taxe, mais les autorités espèrent que cette mesure contribuera à résorber partiellement le déficit budgétaire et à renforcer la soutenabilité de la dette. Le Nigeria fait face à une hausse continue de ses besoins de financement, accentuée par la dépréciation de la devise nationale (naira) et une inflation au-dessus de 20%





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