Au terme d’un audit approfondi diligenté par les autorités dans les groupes miniers, et sur la base des clés de répartition des revenus instaurés par le nouveau Code minier, l’Etat a encaissé 761 milliards de francs CFA additionnels, soit 1,2 milliard de dollars US, a révélé le ministre des Finances, Aliousseni Sanou.
Le gouvernement malien avait diligenté début 2023 un audit du secteur minier qui a révélé un important «manque à gagner» pour le budget de l’Etat. Ses conclusions avaient d’ailleurs précipité l’élaboration d’un nouveau Code minier. Une commission de recouvrement a été mise en place après que l’audit réalisé par les cabinets Inventus et Mazars a identifié des irrégularités financières et des déficits pour le Trésor estimés entre 300 et 600 milliards de francs CFA.
La refonte de la réglementation du secteur a déclenché un conflit de deux ans avec le groupe canadien Barrick Mining, premier producteur d’or du Mali, avant qu’un accord ne soit conclu il y a quelques jours pour solder ce différend. Le ministre de l’Economie et des Finances, s’exprimant lundi soir 1er décembre sur les antennes de la télévision nationale, n’a pas précisé si la somme récupérée inclut le récent accord de 244 milliards de francs CFA conclu par Barrick Mining.
Contrats miniers : en plus des fonds récupérés, l’Etat voit également sa participation augmenter
D’autres opérateurs, dont B2Gold, Allied Gold, Resolute Mining, Endeavour Mining et des entreprises opérant dans l’exploitation du lithium comme Ganfeng et Kodal ont réglé leurs «arriérés» et ont basculé plus tôt vers le nouveau Code minier. «Je suis ravi de ces résultats, parmi lesquels on peut citer le recouvrement de 761 milliards de francs CFA sur un objectif de 400 milliards,» a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances lors de la présentation du rapport d’audit au Président Assimi Goita. Alousseni Sanou a ajouté que toutes les sociétés minières opéreront désormais selon le code de 2023, ce qui devrait augmenter les redevances que perçoit l’Etat de 586 milliards de francs CFA pour les seules entreprises auditées. Cela porterait leur contribution totale à environ 1 022 milliards de francs CFA par an. Mamou Touré, membre du comité de renégociation, a déclaré que l’objectif n’était pas seulement de récupérer des fonds, mais aussi, de donner à l’Etat une participation plus importante dans les contrats miniers.
Le Mali, l’un des principaux producteurs d’or d’Afrique, dépend fortement de l’exploitation minière pour ses recettes d’exportation et ses recettes fiscales.





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