Brazzaville devient le 45e membre du Forum africain des administrations fiscales et mise sur les réformes, la digitalisation et la coopération continentale pour renforcer ses finances publiques.
La République du Congo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation fiscale. Le pays a officiellement intégré le Forum africain des administrations fiscales (ATAF), devenant ainsi le 45e membre de cette organisation panafricaine, selon un communiqué publié mercredi 27 mai.
Cette adhésion ouvre à Brazzaville l’accès à une assistance technique spécialisée, à des programmes de renforcement des capacités ainsi qu’à une coopération accrue sur des sujets stratégiques tels que la réforme de l’administration fiscale, la fiscalité transfrontalière, les prix de transfert ou encore les questions fiscales internationales.
Un levier pour renforcer les recettes publiques
À travers cette intégration, le Congo ambitionne de consolider ses capacités institutionnelles et d’améliorer la mobilisation des recettes publiques dans un contexte marqué par la nécessité de diversifier son économie et de réduire sa dépendance aux revenus pétroliers.
«La République du Congo est fière de rejoindre l’ATAF et de collaborer avec les autres administrations fiscales africaines afin de promouvoir la coopération, l’apprentissage mutuel et des systèmes de recettes plus performants», a déclaré François Breitzer Mounzeo, conseiller en politique fiscale auprès du ministre congolais des Finances.
Ces dernières années, les autorités congolaises ont multiplié les initiatives visant à soutenir la croissance économique et à améliorer les recettes intérieures. Parmi les principaux chantiers figure le Plan national de développement (PND) 2022-2026.
La digitalisation fiscale au cœur du budget 2025
Le gouvernement congolais affirme que le budget 2025 s’inscrit dans la continuité du PND avec plusieurs priorités : élargir l’assiette fiscale, améliorer la collecte des recettes non pétrolières et accélérer les réformes fiscales grâce notamment à la digitalisation des procédures.
L’exécutif entend également rationaliser les dépenses publiques en orientant prioritairement les investissements vers des secteurs jugés stratégiques comme les infrastructures, l’éducation, la santé et l’emploi des jeunes.
L’ATAF, une voix africaine sur les enjeux fiscaux
Créé pour fédérer les administrations fiscales du continent, l’ATAF joue un rôle central dans le renforcement des politiques et pratiques fiscales africaines.
L’organisation accompagne ses membres à travers l’assistance technique, la formation, la recherche, l’apprentissage entre pairs et le plaidoyer international.
Son objectif : aider les États africains à bâtir des systèmes fiscaux plus efficaces afin de garantir une mobilisation durable des ressources nationales et de renforcer les capacités des États.
Selon l’organisation, les interventions menées en 2025 ont déjà permis de générer près de 907,8 millions de dollars de nouvelles évaluations fiscales à travers le continent.





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