Fiscalité

Cette réforme intervient dans un contexte où le pays cherche à diversifier ses sources de revenus, et réduire progressivement la dépendance du budget aux recettes pétrolières. La nouvelle taxe à la source pourrait contribuer à élargir l’assiette fiscale et à améliorer la mobilisation des ressources internes, un des objectifs stratégiques de l’administration de Bola Tinubu

Abuja a surpris les opérateurs économiques en décidant d’instituer une taxe de 10% sur les revenus des titres financiers à court terme. Cet impôt s'applique aux bons du Trésor, aux obligations d'entreprises, aux billets à ordre ainsi qu’aux lettres de change, selon la circulaire publiée par le Federal Inland Revenue Service, l’équivalent de la Direction générale des Impôts. Les revenus tirés des obligations émises par l’Etat restent hors champ d’application de cette taxe.

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Ce qui est certain, c’est que l'année prochaine sera celle de la bascule culturelle pour le fisc, mais aussi, pour les contribuables. Le projet de loi de finances introduit l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises réalisant plus de 30 millions FCFA de chiffre d'affaires. Chaque transaction devra être enregistrée dans un système certifié, interconnecté à la direction générale des Impôts (DGI).

Le projet de loi de Finances 2026 actuellement au Parlement, devrait marquer une rupture. En plus de la digitalisation de l’administration fiscale, Libreville veut élargir l’assiette de l’impôt pour porter le rendement fiscal à 17% du PIB, contre 14,3% en 2024, soit 2,7 points en un an ! In fine, l’objectif stratégique est de réduire la forte dépendance du budget de l’Etat au pétrole.

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Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années

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Contrairement à l’IRPP, ces taxes qui seront appliquées à partir du 1er janvier 2026, ne prendront pas en compte la situation familiale ou matrimoniale du contribuable. Exit également la notion de foyer fiscal, de parts et de distinction entre personnes mariées et célibataires. Le gouvernement justifie cette réforme par «la volonté de simplifier le système, d'élargir l'assiette et de renforcer le civisme fiscal.» Il s'agit de baisser les taux et d'améliorer la pression fiscale en la rendant plus équitable, explique le ministre des Finances, Christian Yoka. L'objectif attendu est d'augmenter les recettes fiscales de 17% dès l’année prochaine tout en contenant la croissance de dépenses publiques à 3%. Une discipline budgétaire indispensable pour maîtriser l'endettement, notamment vis-à-vis du marché financier régional.

Devant une assemblée composée d’opérateurs privés, le ministre des Finances, Christian Yoka, a annoncé la semaine dernière une réforme fiscale qualifiée de «majeure» dans le cadre du projet de loi de finances 2026. La mesure la plus spectaculaire est la disparition de l'Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), du moins sous sa forme actuelle. L’IRPP sera remplacé par quatre nouveaux impôts distincts : l'Impôt sur les traitements et salaires, l'Impôt sur les revenus fonciers, l'Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers et l'Impôt sur le bénéfice. Il s’agit en fait, d’un retour à la case-départ car c’est ce schéma qui existait avant le regroupement de ces taxes en un seul impôt général sur le revenu

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Cette situation, qu’il qualifie de «délits financiers,» a poussé les autorités à agir fermement pour récupérer les fonds dus et stopper l’hémorragie financière. A partir du 1er octobre 2025, l’administration publique burkinabè n’acceptera plus les chèques comme moyen de paiement pour ses transactions. Cette mesure s’applique aux encaissements de l’État pour le règlement des impôts, des taxes, des contributions et des services divers.

Le Trésor et la Comptabilité publique du Burkina Faso mène une offensive contre le fléau des chèques en bois.
Face à un montant impressionnant de près de 34 milliards de FCFA, soit environ 51,90 millions d’euros, de chèques impayés émis au profit de l’État, le Directeur général, Bruno Raymond Bamouni, a annoncé des mesures radicales pour protéger les finances publiques

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