Fiscalité

En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.

Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.

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Le GAFI, organisme intergouvernemental, veille à la conformité des États en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Être placé sur sa liste grise signifie que le pays présente des lacunes stratégiques dans ces domaines. Pour les banques internationales, les bailleurs de fonds, les investisseurs institutionnels et les partenaires techniques, cela implique un niveau de risque élevé, justifiant des restrictions, voire des désengagements.

Depuis son inscription sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) en 2022, la République Démocratique du Congo fait face à un défi majeur : rétablir sa crédibilité financière sur la scène internationale. Cette situation, loin d’être purement administrative, a des conséquences réelles et profondes. Elle ralentit les investissements directs étrangers, limite l’accès du pays aux marchés financiers, fragilise le système bancaire et prive l’économie nationale de devises indispensables à sa croissance

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Ces ressources vont alimenter un fonds de remboursement de la dette des opérateurs pétroliers et des sociétés d’électricité, des impayés accumulés par l’Etat en raison de retards de paiement, de subventions mal compensées et de déséquilibres tarifaires. La mesure, dont la mise en œuvre sera assurée par les distributeurs membres de la Chambre des compagnies de commercialisation de produits pétroliers (COMAC), avec l’appui du ministère des Finances, vise l'allègement des charges pesant sur le budget du Ghana.

Face à l’accumulation par le Trésor des arriérés auprès des sociétés pétrolières et d’électricité et aux risques que la dégradation de leur situation financière fait peser sur la sécurité de l’approvisionnement du pays, les autorités ont imaginé un montage «innovant» qui déroge au principe de l’unicité des caisses prévu dans le droit budgétaire. Ainsi, le gouvernement appliquera à partir du lundi 16 juin, une taxe de 1 cédi (environ 0,097 dollar) sur chaque litre de carburant vendu à la pompe, en vertu d’un accord entre les distributeurs de carburants et l’administration fiscale

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Entre 2001 et 2023, les recettes d’impôt de l’Union sont passées de 10% à 14% du PIB, une progression modeste en deux décennies et au regard des engagements de gouvernements, estime le FMI. L’UEMOA reste en retrait par rapport aux moyennes d’autres pays d’Afrique subsaharienne et à faible revenu. Le Fonds note que si la fiscalité indirecte, notamment la TVA, s’applique dans tous les pays, son rendement demeure inégal.

A moins d’un miracle, la sous-région n’atteindra pas son objectif de recettes fiscales équivalant à 20% du PIB avant 2048, voire 2061 au rythme actuel de la mobilisation des recettes d’impôts, s’alarme le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport qu’il vient de publier. Malgré deux décennies de réformes, le ratio moyen des recettes fiscales par rapport au PIB reste figé à 14%, bien en dessous de la norme du «Pacte de convergence» de l’UEMOA, aujourd’hui mis en veille

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«Lorsqu’un homme devient trop rigoureux dans un système corrompu, on ne le combat pas avec des preuves, on le met à la retraite.» Cette phrase résume le climat de suspicion qui entoure le départ précipité de celui qui, malgré ses méthodes contestées, incarnait une certaine fermeté dans la gestion des finances publiques. Pourquoi une telle mise à l’écart alors que M. Alingete n’a même pas eu l’occasion de répondre aux accusations publiques ? Que cherche-t-on à cacher au peuple congolais ?

48 heures seulement après les déclarations percutantes de l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi, accusant l’Inspection Générale des Finances (IGF) et son chef Jules Alingete de dérives institutionnelles et de conflits d’intérêt, la présidence congolaise annonce la mise en retraite anticipée de ce dernier. Coïncidence troublante ou sanction politique déguisée ?

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