Le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat (MCIA) a organisé du 23 au 25 septembre 2020 à Bobo-Dioulasso, la capitale économique burkinabè, la 3e édition de la Semaine de l’industrie burkinabè (SBI) placée sous le signe de la relance économique et avec pour objectif de transformer 25% des matières premières du pays d’ici à 2023.
La Semaine de l’industrie burkinabè (SBI) est initiée pour rendre hommage aux pionniers et capitaines d’entreprises, susciter des vocations et accompagner les PMI, créer les conditions favorables au développement et valoriser les produits industriels. C’est ainsi que pour sa troisième édition tenue du 23 au 25 septembre à Bobo-Dioulasso, la capitale économique, des innovations ont été apportées comme la ‘’Bourse de projets agro-alimentaires’’ et la ‘’Nuit du mérite de l’industrie’’. La ‘’Bourse de projets agro-alimentaires’’ a consisté à créer un cadre de rencontre entre acteurs de la transformation agro-alimentaire, financiers, équipementiers et autres experts dans le but d’identifier des projets de transformation agro-alimentaire pour faciliter leur mise en place. Quant à la ‘’Nuit du mérite de l’industrie’’, comme son nom l’indique, c’est une soirée d’hommage au monde de l’industrie qui a été mise à profit pour magnifier les pionniers du domaine. Ainsi, 32 entreprises et personnalités du secteur industriel ont été distinguées. La Filature du Sahel (FILSAH) a remporté l’Etalon d’or de l’industrie, la SN-CITEC qui en fait dans l’huilerie et la savonnerie a été décernée de l’Etalon d’argent et IANATRANS, de l’Etalon de bronze. Des magnats de l’industrie burkinabè comme Dianguinaba Barro, Lassiné Diawara (banque, industrie, transport), Lazare Soré (pneumatique), Simone Zoundi (agro-alimentaire) ont reçu des marques de reconnaissance.
Il est à noter qu’au cours de cette 3e semaine de l’industrie burkinabè placée sous le thème : «défis et perspectives dans la mise en œuvre de la stratégie nationale d’industrialisation du Burkina Faso : quelles attentes pour les acteurs ? », le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré a relevé l’engagement du gouvernement à faire de la transformation et de la consommation des produits locaux, le socle du développement industriel. Ainsi, selon lui, à l’horizon 2023, l’objectif est de transformer 25% de matières premières y compris l’or avec la mise en place d’une raffinerie afin de créer une rue de la joaillerie made in Burkina. Tout en soulignant que la révision du code d’investissement et la réduction du délai de création ont permis d’améliorer le taux d’investissement au Burkina Faso, le ministre Kaboré a fait savoir qu’il y a actuellement une centaine d’autorisations de créations d’entreprises de transformation de matières locales.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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