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Sénégal : Une étude pointe la nécessité d’accélérer la digitalisation des opérations de paiements des salariés

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Alors que la fintech s’est davantage développée en Afrique de l’Est, notamment au Kenya où même l’aide gouvernementale aux nécessiteux est distribuée via les services de mobile banking, les pays d’Afrique de l’Ouest semblent déterminés à rattraper leur retard. Plusieurs initiatives ont récemment vu le jour.

Les Nations Unies à travers la «Better than cash alliance», la Banque mondiale et l’Etat du Sénégal viennent de finaliser une étude sur l’utilisation des transferts d’argent comme mode de paiement digital des salaires. Les résultats ont été rendus publics ce 18 avril courant. Au total, plus de 300 entreprises de 19 secteurs d’activité ont été consultées sur la manière de promouvoir la numérisation des paiements pour les employés informels. Il ressort de cette étude que, le mobile money est le mode de paiement le moins utilisé avec seulement 2% des petites entreprises, 2,8% des moyennes entreprises et 2,8% des grandes entreprises y ayant recourt.
Bien que l’étude ne porte que sur le Sénégal, il donne une idée de la réalité dans les pays similaires, notamment ceux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Néanmoins, l’étude montre que les salariés sont disposés à recevoir leurs salaires via le digital. « En effet, 77% des travailleurs temporaires interrogés seraient prêts à accepter des paiements électroniques si cela leur donnait accès à une assurance maladie ou d’autres services à forte valeur ajoutée », affirment les auteurs de l’étude.
Or, le paiement électronique stimule la production et la consommation à l’échelle nationale. Par exemple, si 50% des temporaires sénégalais étaient payés sur un compte bancaire ou mobile, cela ajouterait plus de 45 milliards de FCFA additionnels au PIB par an (environ 80 millions de dollars USD).
Un appel vient d’être lancé aux pays de la sous-région pour qu’ils s’appuient sur les résultats de ce rapport afin d’accélérer la digitalisation des opérations financières. Un appel qui va dans le sens de l’initiative prise en mars 2020 par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de limiter la circulation du cash entre les pays membres et de favoriser les transferts électroniques.


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