Le Sénégal connaîtra en 2025 une croissance estimée à 10,1% tout en voyant son inflation diminuer de 2%, a déclaré mercredi à Dakar le chef d’une mission du Fonds monétaire international (FMI), Edouard Gemayel
Pour le moment, les projections de croissance pour 2024 restent maintenues à 7,1%, soit une baisse par rapport aux 8,3% qui étaient initialement prévus, a indiqué M. Gemayel, qui donnait un point de presse sur la présentation de la 2e revue du programme des réformes économiques du gouvernement du Sénégal soutenues par le FMI. « On sera à 4,8% cette année pour ce qui est de la croissance non hydrocarbures », a-t-il relevé, soulignant que l’inflation allait continuer à baisser, en passant de 4% à 3,9%. « Si on met ces chiffres en perspective en les comparant à la moyenne en Afrique subsaharienne, pour 2024, la moyenne est à près 3,8% alors que le Sénégal est à 7,1% », a soutenu M. Gemayel. Il a, par ailleurs, révélé que le Sénégal pourrait, à l’issue de l’examen du Conseil d’administration du FMI, recevoir vers la mi-juillet une enveloppe de près de 230 milliards de FCFA (376,7 millions de dollars) dans le cadre du programme 2023-2026. Insistant sur la politique budgétaire du Sénégal, il a indiqué que »le déficit de cette année qui était initialement estimé à 3,9% serait de 4,6% du PIB », mettant cette situation sur plusieurs facteurs, à savoir « le paiement des intérêts des services de la dette, les bons impayés des années précédentes, l’impact de la croissance d’une valeur qui était révisée légèrement à la baisse et l’allocation accrue pour les subventions énergétiques en raison de l’absence d’actions politiques ». Concernant les subventions, M. Gemayel a invité les autorités sénégalaises à privilégier celles dites ciblées en vue de mieux soutenir des secteurs tels que l’éducation, la santé et les investissements. Les subventions non ciblées sont »très coûteuses » pour le budget sénégalais, a-t-il déploré, préconisant »la réduction progressive des subventions à l’énergie » qui, pour cette année, »vont coûter au-delà de 500 milliards de FCFA (environ 819 millions de dollars). »
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