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Sénégal : Les travaux de la 31e session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’UEMOA ont démarré

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Les travaux de la 31eme session extraordinaire du Comité interparlementaire des Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont ouverts mardi 26 avril dans la capitale sénégalaise, Dakar. La rencontre, qui se poursuit jusqu’au 29 avril, porte sur le thème  » Priorités sectorielles du département de l’entreprise, des mines, de l’Économie numérique (Demen) présentées aux parlementaires de l’Union « .

Lors de cette conférence, les parlementaires du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Sénégal et du Togo, vont se pencher sur le code minier communautaire de l’UEMOA, ses pôles énergétiques et son programme régional de développement numérique. « Les communications sur ces sujets permettront aux élus de mieux cerner et comprendre les enjeux, afin de pouvoir élargir l’intérêt de leurs populations », a déclaré à l’ouverture de cette rencontre le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Lucien Kokou Houngnibo. Il a ajouté que les présentations et les débats permettront d’aider les députés à mieux appréhender les problématiques liées à ces différentes questions. Pour sa part, le vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio a rappelé dans son discours à l’ouverture de cette 31e conférence l’importance pour les pays de la sous-région de  »fédérer leurs efforts pour trouver des solutions politiquement durables et économiquement avantageuses pour le bien-être des populations surtout sur le plan sécuritaire avec l’avancée de l’agression du terrorisme dans les Etats ouest africains ».

Il a insisté, à cet égard, sur l’intégration des pays africains qui, selon lui, » se présente aujourd’hui comme une nécessité face à l’étroitesse des nos marchés, mais également comme une garantie de paix et de sécurité. Cheikh Tidiane Gadio, par ailleurs, ancien chef de la diplomatie sénégalaise, a souligné, dans une déclaration en marge de l’ouverture de cette rencontre, que les coups d’Etats ne sont pas la meilleure voie pour régler les problèmes de l’Afrique. « Nous sommes tous unanimes, y compris nos frères et sœurs du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée, les changements anticonstitutionnels ne sont pas la meilleure voie pour régler nos problèmes », a-t-il dit. « C’est arrivé, nos institutions ont fait fonctionner leurs textes et mis des sanctions par rapport au Mali, par exemple », a notamment fait savoir M. Gadio.

Il a toutefois préconisé le dialogue pour que le blocus imposé par la CEDEAO contre le Mali soit levé. « Il nous faut rapidement lever les sanctions, intensifier les discussions pour une sortie de crise parce que ces sanctions qui frappent le Mali, nous font mal et font mal au Mali et nous bouleversent tous », a-t-il dit. « Nous savons que le Mali est dans une situation extrêmement difficile avec la guerre contre le terrorisme, et tous les problèmes que rencontre ce grand pays africain. Tout ce que nous souhaitons, c’est qu’une solution soit rapidement trouvée dans le respect de nos Institutions mais aussi en tenant compte des difficultés et des souffrances du peuple malien. Tous les pays de l’Uemoa et de la Cedeao souffrent avec le peuple malien. Il faut que nous cherchions et trouvions un compromis pour sortir de cette crise «  », a-t-il suggéré. La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs délégations venues de tous les pays membres de l’union, à l’exception du Mali à cause des sanctions infligées par la CEDEAO.

 

 

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