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L’objectif des autorités monétaires de la CEMAC est de limiter les coûts dus au passage par le dollar ou l’euro dans les échanges avec l’empire du Milieu. La Chine est devenue le premier partenaire commercial des Etats membres de la CEMAC, mais dans les transactions, leurs opérateurs utilisent essentiellement le dollar ou l’euro, en supportant les coûts liés au change avec la devise chinoise.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission de six pays de la sous-région ayant en commun l’usage du franc CFA (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville et Centrafrique), examine la possibilité de libeller une partie de ses réserves de change en devise chinoise, le yuan. C’est le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, qui l’a révélé vendredi 3 juillet.

La pression est maximale sur les réserves de change, et la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ne s’en cache pas. La contraction des réserves résulte essentiellement de transferts nets négatifs cumulés de 1.300 milliards FCFA, dans un contexte marqué par le déficit persistant des balances commerciales des Etats, la baisse des cours du pétrole et des règlements accrus au titre des engagements extérieurs, explique la BEAC, la banque centrale commune de six pays de la région appartenant à la zone du franc CFA.

Au terme de sa deuxième session de l’année tenue lundi 30 juin, le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de I ‘Afrique centrale, BEAC, (ndlr : la banque centrale des six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA en Afrique centrale, notamment le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République Centrafricaine et le Congo-Brazzaville)  a décidé de maintenir inchangés ses principaux taux de régulation de la masse monétaire ainsi que les coefficients de réserves obligatoires

Bien que la proposition de loi « CEMAC Act.» porte sur les six pays de l’Afrique centrale ayant en commun l’usage du franc CFA (Cameroun, Gabon, Tchad, Congo, Centrafrique et Guinée équatoriale), ce texte est surtout destiné à attirer l’attention du FMI sur ses responsabilités dans la gestion d’une partie des avoirs extérieurs par ces Etats, notamment les ressources de restauration du passif environnemental versés par les majors pétroliers. On retrouve là, la cabale que mène l’administration Trump contre tous les programmes liés à la lutte contre le changement climatique.

Un projet de loi déposé au Congrès américain porté par l’élu républicain proche de Donald Trump, Bill Huizenga, propose de supprimer le soutien des Etats-Unis à toute initiative du Fonds monétaire international (FMI) concernant les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), tant qu’une évaluation complète de leurs réserves de change n’aura pas été réalisée