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Le chiffre résume le problème. En une génération, la part de la France dans le commerce africain est tombée de 15 % à 7,5 %, rappelle l'auteur. Une érosion qu'il refuse d'attribuer à la concurrence chinoise, turque ou indienne : pour lui, elle procède d'abord d'erreurs françaises accumulées. Paternalisme persistant, héritage mémoriel mal traité, engagements militaires dans l'impasse, politique d'aide épuisée et, au bout du compte, absence de récit positif capable de fonder une relation nouvelle.

Trente ans de terrain sur le continent n'ont laissé à Pascal Lorot aucun doute : le fossé entre l'Afrique réelle et l'image qu'en gardent les élites françaises s'est creusé au point de devenir béant. Dans Adieu Afrique. Histoire d'une rupture fatale (éditions Fayard), l'essayiste livre un diagnostic sévère de l'éloignement franco-africain, tout en refusant de considérer cette rupture comme définitive. Sa conviction : il reste possible de renouer, à condition de passer d'une relation de tutelle à un partenariat entre égaux.

Le 30 juillet 2026, le gouvernement a arrêté les conditions d'un Eurobond de 920 millions de dollars (près de 524 milliards de FCFA), soit 22,7 % de plus que l'objectif initial fixé à 750 millions de dollars.

En dépassant largement son objectif initial, Libreville signe son plus important retour sur les marchés internationaux depuis plusieurs années. Si cette levée de fonds de 920 millions de dollars marque un net progrès par rapport à l'opération de 2025, le coût de l'emprunt demeure élevé, reflet d'une confiance encore mesurée des investisseurs malgré les réformes engagées.

La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) pourrait bientôt accueillir de nouveaux pensionnaires. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a lancé un avis à manifestation d’intérêt pour recruter un consultant chargé de baliser le chemin vers l’introduction en Bourse des institutions financières de la CEMAC.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission de six pays de la sous-région ayant en commun l’usage du franc CFA (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville et Centrafrique), examine la possibilité de libeller une partie de ses réserves de change en devise chinoise, le yuan. C’est le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, qui l’a révélé vendredi 3 juillet.