Tous les articles qui parlent de CEMAC - Page 2

La crise est telle, que les réserves de change du pays ont également fondu pour se retrouver en dessous de zéro mois d’importations des biens et services à fin septembre 2025, révèle la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) dans son dernier rapport sur la politique monétaire. Ce qui signifie que pour financer ses importations, le Gabon ayant consommé sa quote-part dans la cagnotte commune des six pays de la Cemac (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, Tchad et Congo-Brazzaville), Libreville compte sur la solidarité de ses partenaires.

Le ministre des Finances gabonais, Henri-Claude Oyima, n’aura pas eu le temps de fêter le passage au nouvel an. Son patron, le Président Brice Oligui Nguema l’a limogé jeudi 1er janvier, alors que le pays est aux prises avec une pénurie sans précédent de liquidités et une accumulation des arriérés du Trésor envers ses fournisseurs et les adjudicataires des marchés publics.

tandis que les établissements financiers devront pour leur part disposer d’un capital minimum de 4 milliards FCFA, contre 1 milliard FCFA actuellement. Cette décision prise par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) lors d’une session extraordinaire tenue la semaine dernière à Libreville, prend effet le 1er janvier 2026.

tandis que les établissements financiers devront pour leur part disposer d’un capital minimum de 4 milliards FCFA, contre 1 milliard FCFA actuellement. Cette décision prise par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) lors d’une session extraordinaire tenue la semaine dernière à Libreville, prend effet le 1er janvier 2026.

Selon la Commission bancaire de la Cemac, l'encours des créances dites «compromises» atteint 2.024 milliards FCFA fin 2024, soit 144 milliards de plus que l’année précédente et une progression de 7,7 %. Rapportées à l'ensemble de la production annuelle de crédits (12.501 milliards FCFA), elles représentent 16,2 % ! Au sein de cette catégorie, ce sont les créances en souffrance qui représentent la plus grosse part. Au sens de la réglementation, les créances en souffrance regroupent les crédits dont trois échéances n’ont pas été honorées depuis 120 jours et la probabilité de remboursement devient faible. Elles totalisent 1.536 milliards FCFA en 2024, contre 1 445 milliards un an plus tôt, soit une progression de 91 milliards (+6,3 %). Elles représentent 12,2 % de l’encours des crédits.

La Commission bancaire de l'Afrique centrale (Cobac), l’organe de supervision du secteur bancaire, lance une alerte dans son rapport d’activité 2024 sur la montée en flèche de créances en souffrance dans la sous-région de la CEMAC ( la zone est composée de six pays de l’Afrique centrale ayant en commun l’usage du franc CFA- Cameroun, Tchad, Gabon, Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville et la République Centrafricaine).

Ce qui est certain, c’est que l'année prochaine sera celle de la bascule culturelle pour le fisc, mais aussi, pour les contribuables. Le projet de loi de finances introduit l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises réalisant plus de 30 millions FCFA de chiffre d'affaires. Chaque transaction devra être enregistrée dans un système certifié, interconnecté à la direction générale des Impôts (DGI).

Le projet de loi de Finances 2026 actuellement au Parlement, devrait marquer une rupture. En plus de la digitalisation de l’administration fiscale, Libreville veut élargir l’assiette de l’impôt pour porter le rendement fiscal à 17% du PIB, contre 14,3% en 2024, soit 2,7 points en un an ! In fine, l’objectif stratégique est de réduire la forte dépendance du budget de l’Etat au pétrole.