Sous l’impulsion du Président Faustin-Archange Touadéra et avec le soutien clé de la Banque mondiale, le programme Health Emergency Preparedness and Response (HeSP)vient d’être lancé à Bangui. Plus qu’un simple projet médical, cette initiative sur cinq ans place la Centrafrique au cœur de la stratégie de défense épidémiologique dans l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)
Le décor était solennel ce mardi 24 mars à Bangui. Devant un parterre de diplomates, d’experts de la santé et de partenaires financiers, le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, a donné le coup d’envoi officiel du programme Health Emergency Preparedness and Response (HeSP). Dans un monde encore marqué par les cicatrices des récentes crises sanitaires mondiales, la République Centrafricaine (RCA) ne veut plus seulement subir, elle entend désormais anticiper et protéger.
Un plan de bataille en quatre piliers
Financé à hauteur de plus de 30 milliards de francs CFA par la Banque mondiale pour une durée de cinq ans, avec une couverture nationale estimée à 100 %, ce programme vise à renforcer les acquis du Projet REDISSE IV ainsi que du Projet SENI Plus. Il est placé sous la tutelle du ministère de la Santé et de la Population, en étroite collaboration avec plusieurs partenaires, notamment l’OMS, l’UNICEF, Africa CDC et GAVI. Il faut le reconnaître, HeSP n’est pas une simple aide d’urgence, mais une restructuration profonde du système de santé. Pour y parvenir, le projet s’articule autour de quatre axes stratégiques :
- La prévention : renforcer les infrastructures et la vaccination pour stopper les menaces avant qu’elles n’émergent ;
- La détection : moderniser les laboratoires et la surveillance épidémiologique pour identifier les foyers en temps réel ;
- La riposte : déployer des moyens d’intervention rapides et efficaces pour contenir toute flambée ;
- La coordination : fluidifier la gestion de l’information et des ressources entre les différents acteurs.
Bangui, nouveau centre névralgique de la CEMAC
L’un des points d’orgue de cette annonce est sans nul doute le choix de Bangui pour abriter la coordination régionale du programme. Pour le Président Touadéra, ce choix dépasse le cadre technique, c’est un signal diplomatique fort. «Le fait que la coordination régionale soit basée ici, à Bangui, est un gage de confiance renouvelée envers la République Centrafricaine et sa capacité à piloter des projets d’envergure internationale,» a déclaré le chef de l’État avec une satisfaction non dissimulée.
En devenant le pivot de la zone CEMAC, la RCA s’affirme comme un leader de la résilience collective face aux virus qui ne connaissent aucune frontière.
La santé : nouveau moteur de la croissance
Le président n’a pas manqué de lier la sécurité sanitaire à l’économie. Pour lui, un peuple en bonne santé est la condition sine qua non d’une économie prospère. En appelant à une «mobilisation générale,» il a exhorté tous les secteurs de la société à s’approprier le programme HeSP pour en faire un levier de développement durable.
L’enjeu est désormais de transformer cet investissement massif en résultats concrets sur le terrain, dans les centres de santé les plus reculés du pays. Le compte à rebours de cinq ans est lancé et la RCA a rendez-vous avec son avenir sanitaire.
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République centrafricaine


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