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Deux deux experts de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en matière de droits de douane et de commerce des marchandises, Suja Rishikesh Mavroidis et Roy Santana, expliquent comment cette taxe fonctionne dans la pratique. A noter que les droits mentionnés dans cette vidéo sont une moyenne de tous les taux NPF appliqués dans le monde pour chaque produit.

Les droits de douane font partie intégrante du commerce international. Savez-vous comment ils fonctionnent et à quoi ils servent? Utilisés par pratiquement tous les pays, les droits de douane — ou tarifs — sont une taxe sur les produits achetés à l’étranger, habituellement conçue pour percevoir des recettes ou pour donner un avantage à un produit national par rapport à un produit importé au niveau du prix

Aujourd’hui, plus de la moitié du commerce mondial s’effectue de manière indirecte via les CVM. Cette dynamique est particulièrement marquée dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (figure 1). La participation aux chaînes de valeur offre de nombreux avantages : elle accélère la croissance de la productivité et la création d’emplois.

Depuis plusieurs décennies, les pays en développement considèrent les chaînes de valeur mondiales (CVM) comme une voie vers plus de prospérité. Les CVM permettent en effet de gravir plus rapidement l’échelle des revenus en se spécialisant dans certaines étapes de la production, plutôt qu’en fabriquant des produits finis complexes. Le Bangladesh peut ainsi fournir des tissus aux marques de mode européennes, tandis que le Vietnam assemble des smartphones pour les consommateurs de Corée du Sud et d’Amérique du Nord

Derrière cette croisade tarifaire, il y a une stratégie politique interne. Mais il y a aussi, et surtout, des conséquences géoéconomiques profondes pour les économies les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est. Car ce n’est pas la Chine ou l’Union européenne qui plient en premier sous les coups de Trump. Ce sont les États exportateurs faibles, intégrés tardivement et partiellement à la mondialisation, souvent dépendants d’un ou deux marchés… et qui se retrouvent aujourd’hui à la merci d’un tweet ou d’un décret présidentiel.

En revenant à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas seulement relancé le bras de fer avec la Chine. Il a mis à l’épreuve la colonne vertébrale de l’ordre commercial mondial, en instaurant une politique tarifaire tous azimuts, reposant sur un principe aussi simple que brutal : « reciprocate or pay.» Traduction : tout pays ayant un excédent commercial avec les États-Unis est désormais ciblé par des surtaxes allant jusqu’à 54 %. Et tant pis si ce pays est pauvre, sans marge de manœuvre, et ne pèse rien dans les déséquilibres systémiques mondiaux.

La question de l'indépendance de la banque centrale a pesé lourdement sur la réunion après les réprimandes répétées de Donald Trump à l'encontre du président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, pour ne pas avoir réduit les taux d'intérêt, attaques qui ont secoué les marchés financiers.

La réunion ministérielle des Finances du G20 tenue à Durban, a soutenu la Réserve fédérale américaine, Fed (la Banque centrale) dans son bras de fer engagé avec Maison Blanche dans un communiqué publié ce vendredi 18 juillet. Les ministres des finances et les banquiers centraux ont souligné l'importance de l'indépendance des banques centrales à l’issue de la réunion de deux jours dans la ville côtière sud-africaine

A l’inverse des pouvoirs militaires à Bamako, Niamey et Ouagadougou, le président de la Transition en Guinée a choisi une stratégie fondée sur le pragmatisme. Ainsi, il entretient des relations cordiales avec tous ses voisins, dont la Côte d’Ivoire où sont réfugiés plusieurs leaders de l’opposition. Le président guinéen n’est pas non plus un partisan de la confrontation avec la Cédéao ou avec la France avec laquelle Conakry continue d’ailleurs de développer de nombreux partenariats. Le choix de la Côte d’Ivoire pour la première sortie diplomatique dans la sous-région, tranche avec la posture des autres juntes. L’entourage du Général Doumbouya a toujours affirmé que « la Guinée n’avait que des intérêts à défendre, et qu’il n’était pas dans son intérêt à se chercher des ennemis.»

Le chef de l’Etat guinéen, le Général Mamadi Doumbouya, entame ce mardi 17 juin, une visite officielle en Côte d’Ivoire, la première depuis son accession au pouvoir en septembre 2021. Un communiqué de la Présidence de la République, Conakry place cette visite «sous le sceau de l’unité, de la paix et du panafricanisme.» Au-delà de ces formules de convenance et de courtoisie, Abidjan et Conakry devraient aborder les dossiers économiques et politiques

Malgré leurs postures fermes et leurs stratégies offensives, ni Washington ni Pékin ne peuvent se proclamer vainqueurs. Les États-Unis ont usé de leur levier économique pour imposer des tarifs punitifs, espérant forcer la Chine à modifier ses pratiques industrielles et commerciales. La Chine, de son côté, a riposté avec fermeté, refusant toute capitulation unilatérale et mobilisant ses propres leviers pour résister aux pressions.

Après plusieurs semaines de tensions commerciales et de représailles tarifaires, les États-Unis et la Chine sont parvenus à un accord provisoire. Celui-ci prévoit la réduction des droits de douane sur certains produits ainsi qu’un moratoire de 90 jours sur l’imposition de nouveaux tarifs, dans l’espoir de trouver un terrain d’entente sur leurs différends commerciaux profonds

Ce coup de froid sur les transactions commerciales avec l’Afrique dont la Chine est le premier fournisseur, serait dû aux craintes liées à l’impact négatif des mesures protectionnistes visant les produits chinois par les Etats-Unis et de la guerre commerciale déclarée par Donald Trump à la deuxième économie mondiale. La perspective d’une escalade que redoutaient les opérateurs économiques et les marchés financiers, s’est finalement concrétisée début avril.

Est-ce le prélude des conséquences de droits de douane imposés par l’administration Trump à la Chine ? Toujours est-il que les importations chinoises en provenance du continent ont enregistré un décrochage de 9,4% au premier trimestre 2025, elles s’établissent à 26,69 milliards de dollars, selon des données publiées lundi 21 avril par  l’Administration des douanes chinoises