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La mention est brève. Elle n’est ni développée ni théorisée. Mais elle intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire a déjà engagé, loin des projecteurs, une série de réformes structurantes visant à intégrer le numérique au cœur de l’action publique et du modèle économique. Des programmes formalisés, soutenus par les bailleurs internationaux, traduisent une volonté de faire du digital un outil de transformation de l’État et un facteur de compétitivité à moyen terme.

Le numérique, gros chantier du nouveau mandat d’Alassane Ouattara Le 8 décembre, à Abidjan, sous les ors d’une cérémonie solennelle suivie par plusieurs chefs d’État africains, Alassane Ouattara a prêté serment pour un nouveau mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Le discours du président ivoirien s’est d’abord attaché aux fondamentaux : stabilité politique, sécurité, trajectoire économique. Puis, au détour d’un passage consacré aux priorités des cinq prochaines années, une phrase a fait son apparition, sans emphase particulière, presque comme une évidence.

Deux deux experts de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en matière de droits de douane et de commerce des marchandises, Suja Rishikesh Mavroidis et Roy Santana, expliquent comment cette taxe fonctionne dans la pratique. A noter que les droits mentionnés dans cette vidéo sont une moyenne de tous les taux NPF appliqués dans le monde pour chaque produit.

Les droits de douane font partie intégrante du commerce international. Savez-vous comment ils fonctionnent et à quoi ils servent? Utilisés par pratiquement tous les pays, les droits de douane — ou tarifs — sont une taxe sur les produits achetés à l’étranger, habituellement conçue pour percevoir des recettes ou pour donner un avantage à un produit national par rapport à un produit importé au niveau du prix

Aujourd’hui, plus de la moitié du commerce mondial s’effectue de manière indirecte via les CVM. Cette dynamique est particulièrement marquée dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (figure 1). La participation aux chaînes de valeur offre de nombreux avantages : elle accélère la croissance de la productivité et la création d’emplois.

Depuis plusieurs décennies, les pays en développement considèrent les chaînes de valeur mondiales (CVM) comme une voie vers plus de prospérité. Les CVM permettent en effet de gravir plus rapidement l’échelle des revenus en se spécialisant dans certaines étapes de la production, plutôt qu’en fabriquant des produits finis complexes. Le Bangladesh peut ainsi fournir des tissus aux marques de mode européennes, tandis que le Vietnam assemble des smartphones pour les consommateurs de Corée du Sud et d’Amérique du Nord

Derrière cette croisade tarifaire, il y a une stratégie politique interne. Mais il y a aussi, et surtout, des conséquences géoéconomiques profondes pour les économies les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est. Car ce n’est pas la Chine ou l’Union européenne qui plient en premier sous les coups de Trump. Ce sont les États exportateurs faibles, intégrés tardivement et partiellement à la mondialisation, souvent dépendants d’un ou deux marchés… et qui se retrouvent aujourd’hui à la merci d’un tweet ou d’un décret présidentiel.

En revenant à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas seulement relancé le bras de fer avec la Chine. Il a mis à l’épreuve la colonne vertébrale de l’ordre commercial mondial, en instaurant une politique tarifaire tous azimuts, reposant sur un principe aussi simple que brutal : « reciprocate or pay.» Traduction : tout pays ayant un excédent commercial avec les États-Unis est désormais ciblé par des surtaxes allant jusqu’à 54 %. Et tant pis si ce pays est pauvre, sans marge de manœuvre, et ne pèse rien dans les déséquilibres systémiques mondiaux.

La question de l'indépendance de la banque centrale a pesé lourdement sur la réunion après les réprimandes répétées de Donald Trump à l'encontre du président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, pour ne pas avoir réduit les taux d'intérêt, attaques qui ont secoué les marchés financiers.

La réunion ministérielle des Finances du G20 tenue à Durban, a soutenu la Réserve fédérale américaine, Fed (la Banque centrale) dans son bras de fer engagé avec Maison Blanche dans un communiqué publié ce vendredi 18 juillet. Les ministres des finances et les banquiers centraux ont souligné l'importance de l'indépendance des banques centrales à l’issue de la réunion de deux jours dans la ville côtière sud-africaine