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La suppression de la contribution américaine au Fonds africain de développement (FAD), soit 555 millions de dollars, pourrait hypothéquer certains projets. Ce guichet de prêts concessionnels du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) avait pourtant bénéficié d’un engagement de 568 millions de dollars de la part des Etats-Unis lors de sa dernière reconstitution en 2022. Si cet arrêt n’est pas de nature à compromettre le fonctionnement du FAD dans l’immédiat, il envoie néanmoins un signal en droite ligne avec «America First», le slogan de campagne de Donald Trump : Washington n’a plus les mêmes priorités à l’international.

Les grandes orientations du budget fédéral américain pour l’année 2025/2026 soulève de nombreuses interrogations, notamment pour le continent africain, premier bénéficiaire de l’aide américaine. Derrière les lignes comptables, ce premier projet de budget de Donald Trump confirme un tournant dans la posture de Washington, avec des répercussions potentielles sur les relations économiques et diplomatiques avec l’Afrique

Ce système "multi-ordre" rompt avec les modèles précédents et impose une réévaluation de la diplomatie, de la gouvernance mondiale et des institutions nécessaires pour gérer une diversité et une complexité accrues des relations internationales. Animées par un nationalisme combatif et une instrumentalisation du passé, certaines puissances emploient des stratégies variées : Sharp power, discours spirituels ou religieux, manipulation de l'information, réécriture de l’histoire et coercition économique. L'ordre mondial en devenir est façonné par l'interaction entre une poignée de dirigeants autoritaires (strongman) à la tête de "néo-empires" révisionnistes, qui cherchent à remodeler le système à leur avantage, sans pour autant restaurer les structures féodales de suzerains et vassaux.

Le système international connait des bouleversements profonds et structurels, et s’achemine vers un système "multi-ordre" plus fragmenté et diversifié caractérisé par la coexistence et l'interaction de multiples ordres internationaux, chacun fondé sur des valeurs, des identités et des institutions propres (Trine Flockhart 2016). Flockhart soutient que cette transition est déjà en cours et insiste sur la nécessité, pour les décideurs politiques, de s'y préparer

Entretien passionnant, - réalisé le 23 janvier, avant les récents événements survenus dans la région du Nord-Kivu, - avec une figure politique engagée, à la croisée de la diplomatie, des droits humains et du développement économique.

Dans cette interview exclusive, Bestine Kazadi, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères en charge de la Coopération internationale et de la Francophonie de la République Démocratique du Congo (RDC), se livre sur les enjeux cruciaux auxquels son pays fait face, notamment la sécurité des ressources minières, l'autonomisation des femmes, et l'impact du sport sur l'image de la RDC à l'international. Elle nous dévoile également les priorités de son pays en matière de coopération internationale et la manière dont la RD Congo cherche à renforcer sa position dans la Francophonie, tout en naviguant à travers les défis diplomatiques et économiques mondiaux.  Entretien passionnant, - réalisé le 23 janvier, avant les récents événements survenus dans la région du Nord-Kivu, - avec une figure politique engagée, à la croisée de la diplomatie, des droits humains et du développement économique.

Les "tensions géopolitiques", le "changement climatique" et les "pandémies" aussi "menacent une coexistence mondiale déjà fragile", a-t-il averti, face à une assistance "manquant de consensus." Parmi celle-ci, les ministres des Affaires étrangères des pays des Brics, proches de Pretoria, à commencer par le Russe Sergueï Lavrov, ainsi que ses homologues chinois et indien. Mais aussi le Français Jean-Noël Barrot, le Britannique David Lammy ou la diplomate en chef de l'UE Kaja Kallas.

En plein bouleversement de l'ordre mondial par Donald Trump, le chef d'Etat sud-africain Cyril Ramaphosa a plaidé jeudi 20 février pour le "multilatéralisme" et le "droit international" lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 qu'a boudée le chef de la diplomatie américaine, Marco Rúbio

Le français n’est pas qu’une simple langue : c’est un héritage commun, un terrain propice à la création, l’éducation, le savoir, les affaires. Et c’est dans ce dernier espace partagé, un espace de confiance que s’engouffrent les «brouteurs» pour duper les personnes en quête de relations et d’échanges francs et sincères.

Des relations compliquées entre la France et certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, du retrait des troupes françaises en Afrique, de la diplomatie à fleurets mouchetés…Gilles Djéyaramane, un auteur français, spécialiste de la Francophonie, actuellement élu à Poissy (Yvelines), apporte des réponses. Entretien

«Nous sommes à votre service. Si vous voulez changer la constitution, nous allons la changer. Si vous voulez la modifier, nous allons la modifier. Si vous voulez la garder telle quelle, nous allons la garder telle quelle», a indiqué Félix Tshisekedi, réaffirmant sa décision de nommer l’année prochaine une commission multisectorielle chargée d’étudier cette question, précise la radio de l'ONU en RDC Radio Okapi.

Au cours de son adresse à la population de Kananga (Kasaï-Central), ce mardi 24 décembre, le Président congolais Félix Tshisekedi a réitéré sa détermination d’opérer des réformes constitutionnelles en RDC. Il a par ailleurs demandé au peuple souverain de s’impliquer, ont rapporté des médias locaux

«Le slogan électoral de Donald Trump était «Make America Great Again.» Il est aisément transposable : Make Russia Great Again ! Make China Great Again ! Partout l’on cherche à revenir en arrière. » (Bruno Tertrais la revanche de l’histoire) Gilpin a observé, à l’instar du sociologue Ibn Khaldoun il y a des siècles, que les puissances dominantes se succèdent et que toute puissance hégémonique est inévitablement destinée à décliner. En effet, à un certain moment, l’expansion dépasse les bénéfices, la répartition du pouvoir au sein du système évolue, et d’autres États émergent pour contester cette suprématie. Cependant, le retour des hégémons demeure un phénomène encore peu théorisé.

Les bouleversements et les polycrises survenus ces dernières années, en particulier la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine, ont entraîné un retour en force de la géopolitique. Les rivalités entre grandes puissances dominent désormais, éclipsant les considérations économiques, diplomatiques et l’interdépendance qui avaient prévalu pendant des décennies. Depuis la chute de l'Union Soviétique, survenue le 26 décembre 1991, plusieurs visions géopolitiques ont dominé les débats sur l'avenir du système international, notamment aux États-Unis