Déjà présente dans 18 pays africains, le groupe sud-africain Standard Bank, la plus grande banque du continent, est sur le point de racheter une banque kényane pour la fusionner avec sa filiale opérant dans ce pays, et une autre en Ethiopie dès la libéralisation du secteur bancaire.
Le major bancaire sud-africain Standard Bank a toujours de l’appétit pour sa croissance externe. Le groupe prévoit des acquisitions des établissements bancaires au Kenya et en Ethiopie afin de consolider sa position en Afrique de l’Est, considéré comme l’un des marchés les plus dynamiques sur le continent, rapporte l’agence Bloomberg, citant un dirigeant de Standard Bank. «Notre filiale kényane, Stanbic Holdings, devrait se développer par le biais d’une acquisition dans les deux ans à venir», a déclaré le DG de Standard Bank pour l’Afrique de l’Est, Patrick Mweheire.
Kenya, un marché dominé par les banques locales
«Nous aspirons à devenir l’une des 3 premières banques du Kenya. La sixième place n’est pas acceptable. Dans les 12 mois à venir, nous aurons identifié un établissement à acquérir et entamé des négociations avec lui», a-t-il révélé.
Hautement concurrentiel, le marché bancaire kényan est dominé par des banques locales, dont Equity Group et Kenya Commercial Bank. Standard Bank prévoit par ailleurs de s’offrir une banque en Ethiopie après l’ouverture du secteur dans ce pays aux investisseurs étrangers. Le groupe y opère déjà via un bureau de représentation.
Le marché bancaire éthiopien est toujours verrouillé par des restrictions visant les investisseurs étrangers, mais selon la réforme que s’apprête à mettre en œuvre le gouvernement, ces derniers seraient autorisés à détenir jusqu’à 40% du capital des banques éthiopiennes. Néanmoins, la libéralisation effective du secteur bancaire n’interviendrait qu’un an après l’adoption de la «Banking Business Proclamation», la nouvelle loi bancaire qui devrait intervenir d’ici fin 2023. Selon la Banque mondiale, 25 banques commerciales opèrent actuellement en Ethiopie, mais le marché est dominé par la Commercial Bank of Ethiopia, une banque publique dont le total bilan s’élève à 17,7 milliards de dollars.

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