La Présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a limogé deux membres importants du gouvernement, dont le ministre des Affaires étrangères, lors d’un mini remaniement ministériel, a indiqué son bureau
Ces changements interviennent alors que Mme Hassan cherche à regagner la confiance des puissances étrangères dans le cadre d’un programme de réformes économiques et politiques, notamment l’assouplissement des restrictions imposées aux partis d’opposition et aux médias, que certains critiques avaient jugé inefficace.
La présidence a annoncé dimanche en fin de journée que la Présidente Hassan avait mis fin aux nominations du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération avec l’Afrique de l’Est, January Makamba, et du ministre de l’Information, de la Communication et des Technologies de l’information, Nape Nnauye.
Il s’agit de personnalités influentes du parti au pouvoir, le Chama cha Mapinduzi (CCM).
Aucune raison n’a été donnée pour leur renvoi. Makamba et Nnauye n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires.
Le limogeage de M. Nnauye intervient une semaine après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il déclarait que les résultats des élections dépendraient de la personne chargée de compter les voix et d’annoncer les résultats.
M. Nnauye s’est par la suite excusé, affirmant qu’il s’agissait d’une plaisanterie, mais les militants et certains utilisateurs des médias sociaux ont déclaré que cette déclaration compromettait les efforts déployés par M. Hassan pour améliorer la démocratie.
M. Hassan a nommé Mahmoud Thabit Kombo au poste de ministre des affaires étrangères et Jerry Silaa au poste de ministre de l’information, de la communication et des technologies de l’information.
Avant sa nomination, M. Kombo était ambassadeur de Tanzanie en Italie, tandis que M. Silaa était ministre des terres, du logement et du développement des établissements humains. Deux autres ministres et vice-ministres ont également été nommés, a indiqué la présidence.
Au pouvoir depuis 2021, le gouvernement de Mme Hassan s’est attiré des éloges pour avoir mis fin aux mesures répressives prises par son prédécesseur à l’encontre de l’opposition et des groupes de défense des droits civils. Toutefois, l’arrestation l’année dernière d’un avocat et d’un homme politique de l’opposition a soulevé des questions sur le bilan de son gouvernement en matière de droits de l’homme.





Tanzanie





