Le gouvernement malgache fait pression sur les opérateurs télécoms du pays afin d’obtenir une baisse de prix des services Internet. Mais ces derniers n’entendent pas céder, malgré la menace des autorités de les y contraindre. Le pays compte 4,9 millions d’abonnés Internet pour un taux de pénétration de 17 %, selon les statistiques officielles
Le gouvernement malgache envisage de prendre des mesures «drastiques» à l’endroit des opérateurs télécoms si ces derniers ne baissent pas les tarifs de leurs services Internet, a révélé Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications à l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications et de la société d’information.
Selon le ministre, les mesures envisagées par le gouvernement pourraient comprendre la mise en place d’un prix plafond ou encore des pénalités. Dans le cas échéant, ces mesures coercitives seront appliquées par le régulateur sectoriel, l’Autorité de régulation des technologies de communication (ARTEC).
Cet avertissement s’inscrit dans le cadre du bras de fer qui l’oppose depuis plusieurs semaines aux opérateurs de télécoms au sujet du tarif des services Internet. Début mai, l’exécutif avait révoqué une décision entrée en vigueur un mois plus tôt et qui fixait le prix plancher de l’Internet à 0,95 dollar. Antananarivo accuse les opérateurs d’avoir maintenu artificiellement les prix élevés, ce qui n’est pas conforme aux engagements pris lors des négociations, selon le gouvernement malgache. Ce dernier compte sur une réduction des coûts des services Internet afin d’en faciliter l’accès aux populations. Selon le rapport d’activité 2022 du régulateur sectoriel (Artec), Madagascar comptait 4,9 millions d’abonnés à l’Internet mobile et seulement 32.000 à l’internet fixe, soit un taux de pénétration de 17 %.





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