La puissante centrale syndicale tunisienne, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) très en pointe durant la révolution, a mis en garde mercredi, contre le «chaos dans le pays», soulignant qu’elle n’accepterait pas un dialogue national auquel ne prendraient pas part les partis politiques et les organisations de la société civile.
Le message ferme, s’adresse à Kaïs Saïed, le chef de l’Etat tunisien accusé d’avoir neutralisé les institutions constitutionnelles du pays en s’arrogeant presque tous les pouvoirs.
La mise en garde du Secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi est intervenue à l’issue de la rencontre des dirigeants de la centrale syndicale avec une commission du Parlement européen qui mène actuellement des consultations sur la crise politique en Tunisie. «Nous voulons une participation inclusive au dialogue national, avec une Charte nationale sur laquelle les Tunisiens et les Tunisiennes seraient unanimes», a réitéré le patron de l’UGTT.

Il a prévenu que la centrale syndicale n’accepte pas la proposition de prendre la consultation nationale électronique (initiée par le président de la République Kaïs Saïed) comme référence pour lancer le dialogue national.
Le chef de l’Etat tunisien avait lancé, à la mi-janvier, une consultation nationale électronique visant à «renforcer la participation des citoyens au processus de transition démocratique», qui s’est poursuivie jusqu’au 20 mars. Les résultats de la consultation ont montré la participation de près d’un demi-million de personnes, et le souhait de 86,4 % des participants de passer à un système présidentiel dans le pays.





Tunisie

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