Sous pression des échéances du service de la dette et confronté aux rentrées de recettes fiscales moins importantes que prévu, le gouvernement zambien a sollicité une année supplémentaire au Fonds monétaire international (FMI) pour parachever les réformes auxquelles il s’était engagé en échange d’un prêt de 1,2 milliards de dollars
Selon les engagements convenus dans l’accord avec le Fonds, les deux parties devraient faire le point fin octobre prochain, a indiqué mercredi 30 juillet la Primature dans un communiqué. Mais à l’évidence, Lusaka Pour l’instant, la bonne tenue des cours internationaux du cuivre et la restructuration de la dette extérieure n’ont pas suffi remettre les finances publiques du pays sur les rails.
La facilité de crédit élargie de 38 mois accordé par le FMI avait été approuvée en août 2022 pour un montant de 1,3 milliard de dollars, avant d’être portée à 1,7 milliard de dollars. A ce jour, Lusaka a reçu 1,55 milliard de dollars du Fonds. Un communiqué indique que le ministre des Finances, Situmbeko Musokotwane, a été autorisé à demander au FMI une prolongation de 12 mois. « L’objectif est de consolider les acquis obtenus au cours de la période du programme jusqu’en 2026 et de contribuer à soutenir les réformes économiques.»
La Zambie a fait défaut sur sa dette extérieure en 2020 après des années d’emprunts insoutenables, mais a bataillé pour parvenir à un accord de restructuration avec ses principaux créanciers l’année dernière. Elle cherche toujours à convenir des conditions de restructuration avec des créanciers plus modestes, dont Afreximbank. Le conseil d’administration du FMI a approuvé la semaine dernière un décaissement de 184 millions de dollars en faveur de la Zambie après avoir achevé la cinquième revue du programme.





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