Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a proposé au gouvernement zambien d’intégrer un échange dette-nature dans les discussions qu’il mène actuellement avec les créanciers du pays sur la restructuration d’environ 13 milliards de dollars de dettes, a rapporté Reuters citant des sources officielles.
« Nous avons reçu une proposition du Fonds mondial pour la nature concernant la prise en compte des échanges dette-nature », a révélé à Reuters, le ministère zambien des Finances et de la Planification.
Un échange dette-nature est l’une des techniques d’allègement de la dette des pays en développement aux côtés de l’allongement des délais de paiement, de la diminution des taux d’intérêt, de l’octroi de nouveaux crédits et de l’annulation de créances.
Cette technique inventée par Thomas Lovejoy, un biologiste de conservation dont on dit qu’il serait « Nobélisable », qui a dirigé la section américaine du WWF, consiste à échanger une partie de la dette extérieure d’un pays en développement contre des investissements locaux dans des mesures de protection de l’environnement.
Dans leur forme la plus simple, les échanges dette-nature remplacent des obligations ou des prêts coûteux par un financement moins cher, généralement avec l’aide d’une garantie de crédit d’une banque multilatérale de développement.
Si elle y arrive, la Zambie ne serait pas le premier pays à recourir au montage « dette-nature ». En 1987 déjà, la Bolivie fut le premier pays à bénéficier de cette technique d’allégement de la dette. Selon les ONG de défense de l’environnement, la Zambie est un « candidat naturel » à l’échange « dette-nature » au regard de ses grands parcs nationaux abritant plusieurs espèces menacées d’animaux sauvages et ses chutes Victoria inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. A date, Lusaka n’a pas intégré un échange « dette-nature » dans les propositions faites à ses créanciers mais rien n’empêche de l’ajouter ultérieurement.
Premier pays africain à faire défaut de paiement sur sa dette extérieure pendant la pandémie du coronavirus, la Zambie a entamé des négociations sur la restructuration de sa dette avec les créanciers officiels et privés. Le pays, dont la dette représente 120 % du PIB, demande à ses créanciers d’accepter soit des réductions pures et simples de la dette, soit une extension de la durée de remboursement.


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