L’industriel et milliardaire nigérian Aliko Dangote, a annoncé mercredi 12 novembre, son intention d’investir 1 milliard de dollars au Zimbabwe dans les secteurs du ciment, de l’énergie et des infrastructures lors d’une rencontre avec le président Emmerson Mnangagwa. Un protocole d’accord entre Dangote Group et le gouvernement zimbabwéen a été signé par les deux dirigeants.

Cette initiative marque le retour du milliardaire dans le pays après un premier essai tenté en 2015 sous Robert Mugabe. A l’époque, Dangote Group envisageait d’investir 400 millions de dollars dans la construction d’une cimenterie d’une capacité de 1,5 million de tonnes par an ainsi que dans le secteur de l’énergie et des fertilisants. Ces accords n’avaient pas pu se concrétiser en raison de divergences avec les autorités de Harare, notamment sur les garanties, la bureaucratie et la lenteur des procédures administratives.
Cette fois, l’homme d’affaires nigérian souligne que la transformation économique et la stabilité instaurée par le président Emmerson Mnangagwa lui ont redonné confiance pour investir : «le président Mnangagwa a redressé l’économie. Cela nous a convaincu que c’est le bon moment pour venir investir,» a-t-il déclaré.
Le projet de Dangote se décline en plusieurs volets. Dans le ciment, il prévoit de construire une usine capable de produire 1,5 million de tonnes par an, visant à réduire la dépendance du Zimbabwe aux importations et à soutenir le développement des infrastructures. Deuxième volet, la construction d’une centrale thermique au charbon et le renforcement des capacités électriques pour sécuriser l’approvisionnement industriel. Parallèlement, Dangote projette de créer un oléoduc transfrontalier reliant le bassin pétrogazier de Walvis Bay en Namibie à Bulawayo, au Zimbabwe, sur plus de 2.200 km en passant par le Botswana. Ce pipeline permettra de réduire le coût du carburant et de diminuer la dépendance régionale aux importations européennes et asiatiques.
Le groupe prévoit également de développer des infrastructures pour soutenir ses activités industrielles, notamment des installations logistiques, des dépôts de matières premières et des centres de distribution régionaux. Ces projets visent à optimiser la chaîne d’approvisionnement, réduire les coûts opérationnels et renforcer l’intégration du Zimbabwe dans les marchés régionaux de l’énergie et des matériaux de construction.
Si les projets portés par Dangote se concrétisent, ils pourraient contribuer à développer l’industrie et l’énergie du pays, favoriser la création d’emplois et diminuer les coûts d’importation, sous réserve que Harare parvienne à maintenir un environnement politique stable.
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