Le président de la Banque africaine de Développement, Akinwumi Adesina continue sa campagne pour la réallocation de plus de droits de tirage spéciaux du FMI au continent africain, et s’inquiète d’une possible chute de 50% de la production agricole liée aux perturbations d’approvisionnement en engrais.
L’Afrique a besoin de 424 milliards de dollars cette année pour se remettre du choc économique provoqué par le Covid-19, a annoncé le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, dans un entretien à Bloomberg Radio. «Les pays africains ont besoin de 424 milliards de dollars cette année pour gérer les ravages causés par la pandémie, qui a plongé 30 millions d’Africains dans la pauvreté extrême», a-t-il déclaré.
Élargir l’espace budgétaire
Le président de la BAD a également énuméré un certain nombre d’actions à mettre en œuvre pour minimiser l’impact de la maladie sur les économies africaines. «Nous devons élargir l’espace budgétaire des pays africains. Nous devons nous attaquer à la question de la dette dans son intégralité. Vous ne pouvez pas courir vers le haut d’une colline en portant un sac de sable sur votre dos», a-t-il mis en garde dans une métaphore.
DTS, la France et le Royaume-Uni émettent des signaux positifs
Dans ce cadre, le patron de la BAD a plaidé pour la réallocation de plus de droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI) au continent africain. «Les DTS du FMI ont beaucoup aidé, mais l’Afrique a encore besoin que 150 milliards de dollars lui soient acheminés. Nous discutons avec les pays qui détiennent les DTS dans leurs réserves, et jusqu’à présent, nous avons reçu des signaux positifs de la part du Royaume-Uni et de la France, mais je ne peux pas vous donner une date précise à laquelle tout cela sera fait», rapporte l’agence Ecofin.
Par ailleurs, il a estimé que les perturbations des chaînes d’approvisionnement en engrais causées par l’invasion de l’Ukraine pourraient «provoquer une chute de 50% de la production agricole du continent, et engendrer une crise alimentaire».








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