Jacob Zuma entre deux des frères Gupta
L’Afrique du Sud a déposé une demande d’extradition des Émirats Arabes Unis contre les frères Gupta, recherchés pour avoir orchestré la « capture de l’État » et pillé des milliards de dollars de fonds publics, a indiqué lundi le ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola.
« Une demande a été soumise par le directeur national des poursuites pénales pour l’extradition des frères Gupta des Émirats Arabes Unis vers la République d’Afrique du Sud afin qu’ils soient jugés pour fraude et blanchiment d’argent », a déclaré M. Lamola dans un point de presse à Pretoria.
En juillet de l’année dernière, l’Organisation internationale de coopération policière (Interpol) avait émis des notices rouges contre quatre membres de la famille Gupta, impliqués dans la « capture de l’État », un phénomène qui renvoie aux vastes détournements de fonds et de fraude qui avaient marqué les deux mandats de l’ex-président Jacob Zuma.
Pour sa part, la directrice nationale de l’Autorité des poursuites pénales (NPA), Shamila Batohi, a affirmé que la date limite pour soumettre la demande officielle d’extradition était le 2 août, notant que « cette étape est très importante dans l’engagement qui consiste à tenir pour responsables les auteurs de la capture d’État et à consacrer la suprématie de l’État de droit ».
« Le NPA continuera de coopérer et de soutenir ses homologues des Émirats arabes unis pour assurer que les frères Gupta soient traduits en justice en Afrique du Sud, bien que le processus puisse prendre plusieurs mois », a-t-elle poursuivi.
En juin dernier, les autorités sud-africaines ont annoncé que les frères Rajesh et Atul Gupta, deux principaux suspects dans la corruption et la « capture d’État » en Afrique du Sud durant l’ère Zuma, ont été arrêtés aux Émirats arabes Unis.
L’étau semble se resserrer ainsi sur cette famille au centre de plusieurs scandales politico-financiers dans le pays de Nelson Mandela. Les noms de trois de ses membres avaient été insérés en avril 2021 dans une liste de 22 personnes frappées par le Royaume-Uni d’interdictions de visa et de gels d’avoirs.
Par ailleurs, le Trésor américain a formellement sanctionné en 2019 les frères Atul, Ajay et Rajesh Gupta, ainsi que leur associé Salim Essa en tant que membres d’un « important réseau de corruption en Afrique du Sud ».
Sous la présidence de M. Zuma (2009-2018), les Guptas avaient réussi en l’espace de quelques années à gravir les échelons en Afrique du Sud au point d’exercer une influence massive sur les centres de décision au plus haut niveau de l’État.
![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--317x200.png)




Afrique du Sud





