Le maire de la métropole économique sud-africaine, Johannesburg, Thapelo Amad, a démissionné lundi 24 avril de ses fonctions, quelques heures seulement avant de faire face à une motion de censure.
M. Thapelo a été élu maire de la plus grande ville et capitale économique de l’Afrique du Sud en janvier dernier, grâce à l’aide du Congrès national africain (ANC au pouvoir), des Combattants de la liberté économique (EFF- opposition) et de l’Alliance patriotique.
Dans une déclaration à la presse, M. Thapelo, l’un des conseillers d’Al Jama-ah dans la ville, a affirmé que sa démission n’était pas motivée par la peur d’être évincé par une motion de censure, notant que cela faisait partie d’un processus visant à stabiliser la ville de Johannesburg.
Moins de 100 jours au pouvoir, sa démission a été annoncée par le président provincial de l’ANC, Panyaza Lesufi, qui a souligné que les partis de la coalition avaient accepté la démission d’Amad avec « réticence ». «Il n’y a pas d’instabilité à Johannesburg, nous avons un gouvernement d’unité locale intact, ce n’est pas parce qu’un maire démissionne qu’il y a instabilité», a-t-il déclaré.
Plusieurs voix se sont récemment élevées appelant à sa démission, beaucoup exprimant un manque de confiance en sa capacité à diriger la métropole économique.
Une motion de censure, déposée par le parti ActionSA contre Thapelo Amad et la présidente de la ville Colleen Makhubele, devait être débattue ce mardi au Conseil de la ville.
En réaction, ActionSA a déclaré qu’il espérait que cette démission attendue depuis longtemps ouvrirait désormais la porte à une coalition stable qui pourrait évincer l’ANC-EFF de la ville.





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