La Vice-présidente américaine Kamala Harris a entamé dimanche son périple africain par le Ghana. Dans la capitale ghanéenne, elle a été accueillie par son homologue, Mahamudu Bawumia et de hauts responsables. Il s’agit de renforcer les liens diplomatiques de Washington avec le continent. Dit-on.
Sa tournée au Ghana, en Tanzanie et en Zambie, prévue jusqu’au 2 avril, intervient après un sommet Etats-Unis-Afrique en décembre à Washington, au cours duquel le président Joe Biden a plaidé pour créer un vaste partenariat avec l’Afrique, au moment où les États-Unis cherchent à affirmer leur présence sur le continent face à l’influence croissante de la Chine et de la Russie.
Accompagnée de son mari Douglas Emhoff, Kamala Harris a été accueillie à l’aéroport d’Accra par le vice-président du Ghana Mahamudu Bawumia et de hauts responsables. Des danses traditionnelles au son de tambours et des élèves agitant de petits drapeaux du Ghana l’attendaient à sa descente d’avion.
«Nous avons hâte de faire de ce voyage une nouvelle affirmation de la relation et de l’amitié durables et très importantes entre le peuple des États-Unis et ceux qui vivent sur le continent africain», a déclaré Kamala Harris.
«Je suis très enthousiaste quant à l’avenir de l’Afrique. Je suis très enthousiaste quant à l’impact de l’avenir de l’Afrique sur le reste du monde, y compris les États-Unis», a-t-elle ajouté à son arrivée.
Elle devrait aborder au cours de sa visite la crise climatique, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la hausse des investissements sur le continent, a-t-elle indiqué.
La vice-présidente américaine devrait rencontrer des entrepreneurs, des étudiants, des femmes et des paysans. Elle doit aussi visiter une ancienne plaque tournante de la traite des esclaves, le fort de Cape Coast (sud).
Elle s’entretiendra en outre avec le président Nana Akufo-Addo et rencontrera des représentants de la société civile. Elle doit quitter le Ghana mercredi pour la Tanzanie.
Le Ghana est confronté à une crise économique avec une inflation de plus de 50 % et une baisse de la monnaie locale, le cedi, touchée par les effets de la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.
Le Ghana a conclu un accord de 3 milliards de dollars de crédit avec le FMI et est également en pourparlers avec la Chine sur ses problèmes économiques.
Avec AFP

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



Ghana
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




