Cristina Duarte, Conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique
Les Nations Unies ont indiqué, lundi 8 août, que la pandémie de Covid-19 a réduit un « espace budgétaire déjà limité » dans les pays africains, soulignant que l’urgence sanitaire a parfois conduit à négliger certains services publics.
Evoquant les entraves à la paix et à la sécurité en Afrique lors d’une réunion du Conseil de sécurité, la conseillère spéciale du Secrétaire général pour l’Afrique Cristina Duarte a pointé du doigt des « facteurs internes » tels que la corruption, la pauvreté, les inégalités, qui interagissent avec des “facteurs externes” d’instabilité, comme la compétition pour les ressources naturelles, la criminalité transnationale et la prolifération des armes illicites.
Pour remédier à cette situation, la responsable onusienne a plaidé pour la mise en place des institutions et le développement des capacités pour une meilleure prestation de services publics, ainsi que pour la lutte contre les flux financiers illicites.
“Créer des capacités politiques et institutionnelles doit aussi être une priorité”, a lancé Duarte.
Elle a, par ailleurs, appelé à une “coopération renforcée avec les autorités nationales et locales, non seulement du point de vue sécuritaire mais aussi des perspectives de renforcement des institutions, pourrait créer des opportunités pour accroître la présence de l’État et améliorer la prestation de services”.
De son côté, le président de la Commission de consolidation de la paix (CCP) des Nations Unies, Muhammad Abdul Muhith a fait savoir que les pays africains sont de plus en plus intéressés pour collaborer avec la Commission afin d’élargir et renforcer leurs capacités de consolidation de la paix et de maintien de la paix.
Il a fait part des engagements pris par la CCP en Afrique dans le domaine du renforcement des capacités, notamment en République centrafricaine (RCA) où la Commission a mobilisé des ressources et abordé l’impact des contraintes budgétaires pour la Cour pénale spéciale du pays et la Commission Vérité, Justice Réconciliation et Réparation.
Le président de la CCP a enfin appelé à veiller à ce que les femmes, les jeunes et les personnes en situation de vulnérabilité soient associés aux efforts visant à renforcer les capacités aux niveaux local, national et régional.


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