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UE-Afrique : 44 milliards d’euros pour freiner l’immigration

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Il ne s’agit pas d’un plan Marshall pour l’Afrique, mais le fonds que compte mettre en place Jean-Claude Juncker s’y approche. Près de 44 milliards d’euros seront mobilisés pour développer les économies des pays émetteurs de migrants. 

Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne

Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne

Investir ou subir, tel est l’implacable dilemme, auquel l’Europe fait face. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne a fait son choix, poussant l’Europe à opter pour l’investissement. Ce mercredi, 14 septembre 2019, devant le Parlement européen, il a annoncé un ambitieux plan pour le continent africain et le voisinage immédiat de l’Europe.

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L’Union européenne injectera quelque 44 milliards d’euros dans les économies locales afin de freiner l’émigration. « Si les Etats membres de l’UE y contribuent, il peut monter jusqu’à 88 milliards d’euros », a-t-il affirmé devant les députés, après avoir dit que le plan « a le potentiel de lever 44 milliards d’euros ».

Inspirer du fonds Juncker

Il convient de rappeler qu’en 2015, un fonds d’investissement Juncker a été lancé destiné aux pays européens et à la Turquie. Le plan africain s’inspirera de ce fonds qui fait appel à la fois aux investisseurs publics et privés, les incitant à accompagner des projets, sous la garantie de l’Union européenne.

En contrepartie, les pays bénéficiaires devront fournir suffisamment d’efforts pour lutter contre la migration clandestine tout en acceptant la réadmission de leurs ressortissants.

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Depuis le début de l’année, selon le HCR, plus de 10.000 personnes sont mortes dans la Méditerranée

C’est la Banque européenne d’investissement (BEI) qui devrait être le principal contributeur de ce plan, en apportant quelque 32,3 milliards d’euros. Alors que le budget de l’UE et le fonds européen de développement devraient apporter quelque 3,35 milliards d’euros, d’après la Commission européenne. C’est une option judicieuse, qui n’est pas tout à fait un plan Marshall mais qui devrait avoir des effets positifs.

Eviter de subir

L’autre option aurait été de subir, comme l’a fait jusqu’ici l’Union européenne. Actuellement, chaque semaine des milliers de migrants prennent d’assaut les côtes italiennes,  grecques et turques, en provenance des pays africains. Et une fois à l’intérieur du territoire européen, ils ne veulent plus quitter. Ainsi, selon les données de l’année 2014, moins de 40% seulement des migrants ayant reçu un ordre d’expulsion quittent réellement l’Europe. Les pays émetteurs ne se sentent pas obliger de collaborer et n’ont pas les moyens d’une politique de retour de leurs ressortissants.

Cette mesure européenne permettra de réduire sensiblement le flux de migrants et surtout d’empêcher que ne se répète le bilan macabre de cette année. Car, d’après le HCR, en 2016 quelque 10.000 migrants ont déjà perdu la vie en tentant de rejoindre les rives nord de la Méditerranée. Un véritable drame.

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