Investissements. De nouveaux pays d’Afrique, hors du trio phare Nigeria, Afrique du Sud et Kenya, de même que de nouveaux secteurs hors des mines et du pétrole intéressent désormais les investisseurs étrangers, selon une enquête du cabinet londonien Ernst & Young, qui a sondé quelque 500 dirigeants économiques mondiaux, indique que les investisseurs « regardent au-delà des marchés établis comme l’Afrique du Sud, le Nigeria ou le Kenya pour étendre leurs activités ». Le nombre de projets en Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent, et au Nigeria, pays le plus peuplé, a décliné en 2013, tandis qu’il a au contraire progressé significativement au Ghana, au Mozambique, en Tanzanie et en Ouganda, souligne le cabinet. Les investisseurs manifestent aussi un intérêt inédit pour des secteurs « plus liés à la consommation, sur fond d’expansion de la classe moyenne en Afrique ». Les mines et l’énergie ne sont plus dans le « top 10 » des projets qui pour la plupart s’inscrivent dans les secteurs de la technologie, des médias, des télécoms, mais aussi de la distribution et des produits de grande consommation ou des services financiers.
Selon le Fonds monétaire international (FMI), le marché de la classe moyenne (ou aisée) en Afrique recouvre environ 150 millions de personnes. Ernst & Young indique par ailleurs que si la plupart des investissements étrangers en Afrique proviennent de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et d’Afrique du Sud, il y a eu cependant « une forte hausse » des investissements en provenance du Japon et de l’Espagne.
lundi 12 octobre 2026
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