La Commission de la concurrence en Afrique du Sud a annoncé mercredi 21 mai recommander à son tribunal d’autoriser le rachat par Canal de Multichoice, le géant sud-africain de la télévision et du streaming, présent dans une cinquantaine de pays du continent
Le groupe audiovisuel, propriété du milliardaire Vincent Bolloré, a lancé l’an passé une offre publique de rachat de Multichoice, le plus grand opérateur de télévision payante en Afrique, qui comptait 19,3 millions d’abonnés en mars.
La Commission de la concurrence « a recommandé » au Tribunal de la concurrence « d’approuver la transaction proposée » par le groupe Canal pour acquérir MultiChoice Group Limited, « sous réserve de certaines conditions », indique un communiqué diffusé mercredi.
La date de la « décision finale » du tribunal de la concurrence n’a pas été communiquée mais Canal maintient la date du 8 octobre pour la transaction dans un autre communiqué commun avec Multichoice.
« Nous nous félicitons de la recommandation formulée aujourd’hui par la Commission sud-africaine de la concurrence. Il s’agit d’une étape importante dans notre ambition de créer une entreprise mondiale de médias et de divertissement avec l’Afrique en son cœur », a réagi le PDG de Canal Maxime Saada, cité dans ce communiqué.
Le groupe sud-africain fait toutefois face à une hémorragie de ses abonnés avec quatre millions de clients perdus en moins de deux ans.
Canal, qui détient déjà plus de 35% du capital de Multichoice, a formulé une offre de 125 rands (6,16 euros) l’an passé. Ce qui valorise le géant africain à 2,6 milliards d’euros, selon le cours actuel du rand.
Canal comptait seul environ 8 millions d’abonnés en Afrique, répartis dans 25 pays au travers de 16 filiales quand il dévoilait encore le détail de ses clients sur le continent l’an passé.
Le Nigeria est le deuxième marché de Multichoice derrière l’Afrique du Sud. Le rachat du groupe, aussi très implanté en Angola, vise pour Canal à s’enraciner en Afrique anglophone et lusophone.
Avec AFP





Afrique du Sud


![Tribune | Les PME africaines doivent-elles encore penser leur visibilité pays par pays ? [Par Mohamed Mouatassim, Consultant SEO, GEO & AEO] Une PME marocaine qui commence à prospecter au Sénégal ou en Côte d’Ivoire peut facilement tomber dans un raisonnement rassurant : l’offre ne change pas, le site existe déjà, les contenus sont prêts. Il suffirait donc d’ouvrir les campagnes aux nouveaux pays, d’ajouter quelques mentions locales et d’attendre.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Vu-dune-PME-dans-le-textile-habillement-au-Benin--450x249.jpg)


